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L’entreprise sans bureau

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Les outils de communication et de travail collaboratif rendent aujourd’hui possible une entreprise sans bureaux. Un nouveau modèle privilégié par les start-ups et les petites entreprises, mais qui suppose un management attentif.

Les 100 salariés de Buffer, une start-up anglo-autrichienne spécialisée dans les outils de publication sur les réseaux sociaux, sont répartis partout dans le monde. Seuls moments réellement passés en commun : tout le monde se retrouve deux fois par an, pendant une semaine consacrée au travail mais également aux loisirs, le tout payé par l’entreprise pour le salarié et sa famille. Le reste du temps, l’entreprise n’a pas de bureaux, et ses collaborateurs n’ont pas d’horaires.

Un cadre passe la moitié de son temps hors de son bureau

Même concept chez Alconost, une société de traduction en ligne qui emploie 300 personnes : des traducteurs bien sûr, mais également des commerciaux, des spécialistes du marketing ou de la production vidéo… L’absence de bureaux et le fonctionnement en réseau permettent notamment de s’affranchir des décalages horaires pour répondre en moins d’une heure aux clients – c’est l’engagement de l’entreprise.

Entre les réunions, les déplacements, les rencontres avec les clients, on estime qu’un cadre passe la moitié de son temps en dehors de son bureau. Aujourd’hui, plus besoin d’être présent physiquement pour avoir accès aux applications de l’entreprise et pour communiquer avec ses collègues.

L’avènement d’Internet, le développement d’applications nomades, d’outils de travail collaboratif, de messageries instantanées, de réseaux sociaux d’entreprises… ainsi que l’arrivée sur le marché du travail des générations connectées, rendent vraisemblable le concept d’entreprise sans bureaux.

Réduction des coûts et productivité

Principal atout de l’entreprise sans bureau, la quasi-disparition des coûts immobiliers, un poste clé de dépenses dans les grandes villes. Mais le modèle y ajouterait une augmentation de la productivité. Contrairement aux idées reçues des managers qui souhaitent garder un œil sur leurs équipes, un salarié à distance est bien souvent plus productif. Moins de temps passé à la machine à café, moins de réunions chronophages inutiles, moins de déplacements… l’entreprise sans bureau libère du temps à ses collaborateurs. Du temps qui peut être mis à profit pour être davantage innovant.

Montée en puissance des “tiers lieux”

Quant aux clients de l’entreprise, ils comprennent rapidement que la réduction des frais de structure peut leur être directement profitable. Car l’absence de bureau ne signifie pas moins de rencontres ! Celles-ci peuvent se dérouler dans des tiers lieux, que Ray Oldenburg, un sociologue américain père du concept, définit comme “des espaces qui existent entre le formalisme et le sérieux de la sphère du travail et le caractère familial et intime de la sphère privée. Ils sont propices aux conversations informelles et amicales, les clients y expérimentent une camaraderie, un sens de la communauté et de l’engagement social réconfortants ». Ces tiers lieux peuvent d’ailleurs être également utilisés pour des rencontres occasionnelles entre les salariés.

Lire aussi : Les tiers lieux, une solution pour les travailleurs nomades… et leurs DRH

Confiance réciproque

Le modèle de l’entreprise sans bureaux est bien sûr basé sur la confiance à l’égard des salariés. Il se développe d’ailleurs essentiellement dans des start-ups et des petites structures, dans lesquelles la hiérarchie compte moins que les compétences, et où l’objectif à atteindre prime sur les horaires et le temps de travail. D’où l’importance du recrutement au cours duquel il convient de vérifier, outre les compétences, la capacité à travailler seul et à connaître une vie sociale professionnelle essentiellement numérique.

Etre d’autant plus présent… que l’on est absent

Loin des yeux, loin du cœur ? La motivation des collaborateurs n’est pas forcément simple à maintenir lorsque les relations se font à distance. Certains signes avant-coureurs de mal-être ou de difficultés peuvent échapper lorsqu’on ne croise pas ses salariés. Manager une telle équipe suppose donc d’être très présent, même si cette présence demeure virtuelle. Prévoir un temps de dialogue avec chacun pour faire le point sur les projets en cours, alerter en cas de dérive de planning, s’enquérir de la situation de quelqu’un en cas de silence prolongé… : le management à distance nécessite d’être encore plus attentif aux collaborateurs.

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