L’inusable méthode Coué

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160 ans après la naissance d’Émile Coué, la méthode qui porte son nom continue à faire des émules. À utiliser avec modération.

« Je vais bien, tout va bien, je suis bien, tout me plaît » Le célèbre sketch de Dany Boon pourrait revenir en force en 2017 à l’occasion du 160e anniversaire de la naissance d’Emile Coué (1857-1926). Ce pharmacien a donné son nom a une méthode fondée sur l’autosuggestion. On le sait moins, mais il est également le concepteur de l’effet placebo.

Le Printemps de l’optimisme

Parmi les événements programmés à cette occasion, le Printemps de l’optimisme (cela ne s’invente pas !), les 17 et 18 mars au palais d’Iéna, abordera la célèbre méthode Coué au travers de deux conférences. Autre événement, du 9 au 11 novembre 2017, à Nancy, le 2e congrès de la Méthode Coué, de l’autosuggestion et de ses applications, réunira des scientifiques, des professionnels de la santé (médecins, pharmaciens, psychologues…), sophrologues, des coachs, des spécialistes du développement personnel, de l’éducation, des chefs d’entreprises et des pratiquants.

Garder un peu de distance

Tous les enseignants le savent, c’est en répétant cent fois la même chose que le savoir finit par imprimer les cervelles. Se dire inlassablement que l’on est un bon manager est certes flatteur pour son ego et ne peut pas nuire à la confiance en soi. Encore faut-il garder un peu de distance, sous peine de tomber rapidement dans la suffisance et l’arrogance, voire l’aveuglement.

De même, appliquer la méthode Coué vis à vis de ses collaborateurs peut être un bon moyen de leur donner confiance. Mais à trop vouloir en faire, on risque fort d’en devenir suspect : que se cache-t-il derrière autant de sollicitude et d’optimisme ? L’usage de la méthode doit devenir naturel, comme celui d’un outil de motivation… mais pas de manipulation.

Une attitude positive et optimiste

Comme toujours, tout est affaire de dosage. L’un des aspects les plus intéressants de la méthode Coué reste sa capacité à motiver les collaborateurs et à favoriser leur épanouissement en les conduisant à se valoriser eux-mêmes par l’autosuggestion, et à adopter une attitude positive et optimiste. Au point que l’on peut se demander si le retour en force de la méthode n’est pas lié à un climat plutôt morose ?

Bon, on s’y met : « Tous les jours et à tous points de vue, je vais de mieux en mieux… »

2 commentaires

  • Emile Coué affirmait en son temps que « l’imagination est la première faculté de l’être humain ». Cent ans après, nombreux sont les intervenants publics dans le monde de l’entreprise, de l’information, de la politique, de l’animation, du showbiz…qui se moquent de cette affirmation sans prendre la peine de se renseigner sur le sujet. Ces interventions et leurs auteurs expriment ainsi, sans aucun complexe de la part de leurs auteurs (et parois même avec une certaine suffisance parce qu’ils « soufflent » dans le sens du vent), l’effet grégaire si présent dans le comportement physique et mentale des foules.
    Auraient-ils le même comportement devant les affirmations des neuroscientifiques d’aujourd’hui qui nous affirment que « Pour le cerveau, imaginer c’est faire », sans se renseigner au préalable sur le sujet ? Pas sûr!

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