Il s’en va et il revient : le salarié boomerang

salarié boomerang

« Retour à l’employeur » pourrait être la devise du collaborateur boomerang : il avait quitté l’entreprise et voilà qu’après un certain temps, il fait de nouveau partie des effectifs. Les RH pourraient gagner à développer cette pratique. A certaines conditions.

L’employé boomerang a vu le jour avec la mobilité accrue du travail. Fini le parcours professionnel d’une vie, dans une seule entreprise. L’heure est au changement, tous azimuts. Les carrières se diversifient, les reconversions sont légion. On n’hésite pas à reprendre des études, à changer de métier alors, d’employeur, quelle question ! Parfois on va voir ailleurs, et puis on revient : c’est l’effet boomerang. Et tout le monde peut y trouver son compte, l’entreprise comme le salarié, sous réserve de prendre certaines précautions.

Pour commencer, qui prend l’initiative de revenir ? Est-ce l’employé qui se rappelle à votre bon souvenir ? Ou vous qui le sollicitez ? Dans le premier cas, on pourra se demander ce qui motive son retour : est-ce par dépit ? Par défaut ? Parce qu’il a échoué dans le projet qui l’avait décidé à vous quitter ?

Revenir sur les motifs de la séparation

Tout dépend des raisons qui l’ont poussé à partir. Dans la plupart des cas, les parties se sont séparées à l’amiable. Sans quoi on imagine mal des retrouvailles. Votre employé avait peut-être simplement envie ou besoin de changer d’air, de se renouveler, de se consacrer à un projet personnel. S’il vous revient ensuite, c’est tout bénéfice : il aura mûri, satisfait une envie, suivi une formation, expérimenté un poste dans une entreprise pourquoi pas concurrente, avant de réaliser qu’il ne se sentait en fin de compte pas si mal dans la vôtre. Il aura ainsi retrouvé une nouvelle motivation à l’idée de travailler pour vous. Vous lui avez manqué, la preuve : le revoici. Avec des compétences en plus.

Les avantages d’un nouveau départ, sans les inconvénients

Il revient donc, (presque) comme neuf. Or un nouveau collaborateur, c’est l’assurance d’une forte envie de s’engager, mais aussi un temps d’adaptation nécessaire. Alors que pour l’ex-employé de retour, tout est plus simple. Il connait déjà l’environnement de l’entreprise, ses valeurs, ses méthodes, ses métiers, ses équipes – autant de temps et d’argent gagnés pour l’employeur. Mais aussi pour le collaborateur, qui se réinsère plus facilement. Sans compter que l’étape du recrutement est-elle aussi facilitée. Les RH auraient ainsi intérêt à conserver un lien avec les plus performants de leurs anciens salariés, juste au cas où…

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