Chacun pour soi, mais ensemble

Connaissez-vous le coworking ? Ce concept est apparu en 2005 à San Francisco, lorsque des graphistes, des designers et des informaticiens décidèrent de partager des bureaux pour y télétravailler ensemble. Objectif affiché : sortir de l’isolement et échanger compétences et projets. L’essaimage du concept a donné naissance à des communautés un peu partout dans le monde, qui partagent cet état d’esprit. Pour 10 à 30 euros par jour, il est possible d’accéder à un espace de travail, intermédiaire entre le bureau classique et le domicile. Principaux utilisateurs : chefs d’entreprise, travailleurs indépendants et start-up’s, qui tous recherchent des solutions immobilières souples et peu coûteuses pour télétravailler… mais pas tous seuls.

En France, il se lance un espace de ce type toutes les semaines. Et le phénomène pourrait s’amplifier. En effet, une récente étude de la Caisse des dépôts montre que le télétravail profite à tout le monde :

  • 73 minutes gagnés sur les transports par jour télétravaillé, dont 30 réinvesties dans le travail,
  • 124 € d’économie de transport pour le salarié à raison de 2 jours de télétravail par semaine,
  • 5,5 jours d’arrêt de travail en moins par an par télétravailleur, 13 % de production en plus,
  • 500 millions d’euros économisés pour la collectivité nationale en 2025 (maintenance des routes, réduction des accidents, etc.), pour 1,5% des actifs en télécentre.

À cela s’ajoute un argument environnemental : le coworking pourrait devenir un élément stratégique de l’architecture de la ville décarbonée. Au delà, le partage des compétences et de données stimule l’apparition de produits et de services à valeur ajoutée.

Lire l’article du Nouvel Economiste paru le 13/06/2014

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