Titre restaurant : 50 ans de réussite !

Auprès des restaurateurs, des salariés et même au bénéfice de l’État : 50 ans de réussite pour le titre restaurant

En ouverture de la table ronde consacrée le 29 juin dernier aux cinquante années de succès du titre restaurant, Nicolas Herbreteau, Directeur des Relations Institutionnelles chez Edenred France, a rappelé combien, en 1967, son apparition avait été une véritable révolution. Il s’agissait alors d’inciter les employeurs à cofinancer le repas de midi de leurs salariés, en particulier ceux qui n’avaient pas accès à des restaurants d’entreprise, en proposant des exonérations sur les cotisations sociales et sur les revenus des bénéficiaires.

Aujourd’hui, le titre restaurant est l’avantage social préféré des français, qui sont quatre millions à en bénéficier, au sein de 140 000 entreprises et collectivités. Les émetteurs de titres prépayés comme Edenred se chargent de les mettre en relation avec les 180 000 établissements qui les acceptent comme moyens de paiement.

Le succès a été rapide et bénéfique pour nos adhérents confirme Frank Delvau, Président du syndicat de restaurateurs UMIH Paris Ile de France. De nouvelles habitudes sont apparues à l’heure du déjeuner, avec au passage le raccourcissement des durées moyennes de repas, passées en 50 ans de 1h30 environ à 45 mn.

La naissance des chaînes de restauration à thèmes puis, plus tard, le succès des fast-foods, lui doivent beaucoup. Aujourd’hui, dans certains quartiers de bureaux, ce moyen de paiement représente près de la moitié du chiffre d’affaires.

Nicolas Herbreteau a également communiqué les chiffres d’une étude d’Alternative Economiques qui montrent que pour un euro de valeur faciale sur un titre restaurant, 2,37 euros sont en réalité dépensés. Il a donc un impact direct sur la consommation, ainsi que sur l’emploi puisqu’on estime que 110 000 emplois dont 74 000 dans la restauration lui sont directement imputables.

Autres chiffres clé : même si l’Etat consent des exonérations sociales et fiscales de l’ordre de 1,35 milliards par an, le titre restaurant rapporterait en taxes (TVA), impôts sur les sociétés et impôts sur les revenus des salariés dans la restauration, jusqu’à 1,6 milliards d’euros, soit une balance excédentaire de près de 250 millions d’euros. Le cadre réglementaire français, très favorable aux salariés par rapport à d’autres pays -Edenred est présent dans 42 pays au total- est donc plus qu’à l’équilibre.

En conclusion et en forme de clin d’œil, Sylvaine Le Baron, DRH et vice-présidente de l’éditeur Talentsoft (600 salariés) a expliqué que tous ses collaborateurs bénéficiaient du titre restaurant et ne comprendraient certainement pas qu’on le leur retire ! Ils pensent même que c’est une obligation légale de leur employeur. En fait, la seule question à l’ordre du jour, c’est le passage à une version dématérialisée de ce moyen de paiement, soit par carte soit sur le mobile.

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