Le pro bono : se sentir utile, et plus si affinités

Pro bono

Le pro bono consiste à mettre gratuitement ses compétences professionnelles au service de l’intérêt général. Initiée par les avocats, cette pratique tend aujourd’hui à gagner d’autres secteurs. Donner du sens à son métier, se sentir plus utile à la société civile, sont les motivations mises en avant. Mais n’y en aurait-il pas d’autres ?

Diminutif de l’expression latine « pro bono publico » qui signifie « pour le bien public », le pro bono désigne l’engagement bénévole de compétences professionnelles. Autrement dit, il s’agit d’un bénévolat ou mécénat de compétences.  Ce sont des avocats d’affaires anglo-saxons qui lui ont donné naissance, avant de l’exporter chez nous via leurs bureaux français. De fait, le pro bono se marie plutôt bien avec la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE), et le Barreau de Paris est lui-même favorable à son développement. Ainsi a t-il institué des Trophées du Pro Bono pour récompenser chaque année les meilleures initiatives solidaires des avocats parisiens. Concrètement, il s’agit de valoriser les actions engagées pour des causes telles que l’accès au droit, mais aussi à la culture, la protection des droits de l’Homme, l’insertion et le soutien des plus exclus, ou encore la protection de l’environnement.

Le pro bono, tout bénéfice ?

La mise en place de programmes Pro Bono au sein d’une entreprise, généralement dans le cadre de sa fondation, lui permet de valoriser son image vis-à-vis de ses clients. Elle est aussi de nature à attirer des collaborateurs soucieux de travailler dans le respect de certaines valeurs – tout particulièrement quand ils appartiennent à la génération Y. Le pro bono apporte du sens à leur métier, une source supplémentaire d’accomplissement personnel. Tout bénéfice pour l’employeur, car les collaborateurs sont alors plus productifs dans leur travail, tout en lui restant plus fidèles. C’est également une bonne manière de mettre le pied à l’étrier aux débutants…

Forte de ces divers avantages, la pratique du Pro Bono n’a pas manqué de gagner de nombreux secteurs. Le partage de compétences avec des personnes qui en sont privées bénéficie soit à un individu défavorisé, soit à des organisations d’intérêt général, comme des associations ou des ONG. Informatique, gestion, marketing, ingénierie… : les occasions d’aider ne manquent donc pas. Les entreprises prêtes à leur prêter main forte non plus. Elles sont de plus en plus nombreuses à s’intéresser au pro Bono, dont elles ont compris l’impact positif en termes de performance et de motivation.

Des réussites à partager

Ainsi, à l’occasion de la Pro Bono Week, plus de trente collaborateurs de Thales se sont ainsi mobilisés en Inde, en Afrique du Sud et en France pour un marathon Pro Bono organisé par la fondation Thales. En quatre jours, plus de trente volontaires de l’entreprise ont mis leurs compétences en communication, marketing, ressources humaines, juridique et finance, au service de neuf associations. Autre exemple, le Marathon pour l’emploi, porté par l’association, Pro Bono Lab et Accenture, en faveur des associations œuvrant dans le champ de l’insertion professionnelle. Ils furent l’occasion pour celles-ci de bénéficier de conseils d’équipes mixtes composées de consultants Accenture, de demandeurs d’emploi, et même de professionnels d’entreprises clientes du cabinet.

Celle ou celui qui ne se satisferait pas des seules initiatives de son employeur peut toujours donner de sa personne en proposant ses services à une association. Pro Bono Lab propose de nombreuses opportunités, ouvertes aussi aux jeunes retraités.

Pour aller plus loin :

Laisser un commentaire