Saints et patrons à la fois

Saints patrons

La Toussaint, fête catholique toujours chômée chaque 1er novembre, est l’occasion de nous rappeler l’existence des saints patrons. Pas ceux du CAC 40, mais ceux qui, du ciel, sont censés protéger des corporations, des métiers, et tous les porteurs de leurs prénoms.

La plupart des métiers possèdent un saint patron, et certaines professions continuent à les fêter. Ce que l’on sait moins, c’est que parmi ces élus, certains dirigent de véritables empires aux nombreuses filiales.

Saint Eloi à la tête d’une multinationale

Prenez Saint Eloi. Il chapeaute les horlogers, les bijoutiers, les cheminots belges, les métallurgistes, les informaticiens, les orfèvres, les plombiers, les serruriers, les sidérurgistes, les vétérinaires, sans oublier les mécaniciens de l’armée de l’air. Un sacré manager ce saint Eloi, pour se trouver à la tête d’une telle multinationale de pauvres mortels. Orfèvre et monnayeur, également évêque, il fut le ministre des finances de Dagobert Ier, le roi à la culotte à l’envers. Il fit lui-même l’objet de chansons qui n’ont rien de cantiques.

Gabriel, le roi de la com’

Saint Gabriel, lui, est un communiquant – qualité indispensable dans une vie professionnelle. Il est le saint des postiers, des télégraphistes, des diplomates et des messagers. Mais pas de l’audiovisuel. Car dans ce domaine c’est une sainte qui est à l’honneur : Sainte Claire est la patronne des métiers de télévision.

Matthieu, le grand argentier

Parmi les saints patrons prisés par le monde économique, voici Saint Matthieu. L’évangéliste veille sur les banquiers, les comptables, les douaniers, les inspecteurs des finances et, Dieu seul sait pourquoi, les parfumeurs. Bref, il tient la caisse. Et pour cause : dans la vie civile, Matthieu était percepteur.

A quel saint se vouer ?

 Le problème, c’est qu’il arrive qu’on ne sache pas trop à quel saint se vouer. Qui sont les saints patrons des consultants, des logisticiens, des start-uppers ? Visiblement, le Paradis n’est pas encore ubérisé.

Surtout, il reste la question du patron des saints patrons. Qui est le Pierre Gattaz de l’au-delà ? Dieu, Jupiter, Allah, un grand architecte, personne ? Chacun répondra avec ses convictions !

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