Quotidien digital : comment réduire son empreinte carbone ?

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Contrairement aux idées reçues, la vie digitale ne résout pas les problèmes d’environnement. En particulier, elle réclame beaucoup d’énergie électrique. D’où la nécessité de sensibiliser les équipes aux petits gestes numériques qui épargnent la planète.

Les 100 sites web français les plus visités consomment autant d’électricité que 3,000 foyers, selon une étude Web Energy Archive menée par l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie). C’est dire que, contrairement aux idées reçues, le tout digital n’est pas forcément vert.

Centres de données : 1,5 % de la consommation énergétique mondiale

Il est vrai que le digital permet de limiter les déchets de papier ou les émissions de gaz à effet de serre. Par exemple, nous nous sommes habitués à réduire les impressions et envois papier, notamment grâce aux nouveaux modes de communications numériques. Cette dernière réduit d’autant la correspondance classique et donc, l’utilisation de véhicules .
Mais l’envoi des courriers électroniques n’a rien d’anodin. Selon l’Ademe, les mails d’une entreprise de 100 personnes représentent chaque année 13,6 tonnes de CO2, soit 14 allers-retours Paris-New York.

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Vue aérienne d’un data center à Vitry-sur-Seine (crédits : Attribution 3.0 Unported)

Principal coût écologique du monde digital, le stockage des données est réalisé dans des centres de données (data centers) très énergivores. Ils nécessitent d’être climatisés en permanence au prix de consommations énergétiques gigantesques. Dans “La Face cachée du numérique” de Fabrice Flipo, Michelle Dobré et Marion Michot (Éditions L’Échappée), on apprend que la consommation des data centers dépasse celle du trafic aérien. Elle représente 1,5 % de la consommation énergétique et 2 % des émissions de carbone mondiales.

Comment réduire l’empreinte carbone de son activité numérique ?

Le traitement et la circulation des données n’est pas neutre non plus. Par exemple, une recherche sur Google équivaut à la production de CO2 d’une bouilloire électrique à ébullition, l’envoi ou la réception d’un mail correspond à la consommation d’énergie d’une ampoule allumée pendant une heure…

D’où l’intérêt de sensibiliser ses collaborateurs à leur activité numérique, et de leur indiquer des pratiques vertueuses :

  • éteindre son ordinateur plutôt que de le laisser en veille,
  • trier régulièrement ses mails et éliminer ceux qui sont inutiles,
  • réduire le poids des photos ou de vidéos publiées sur les réseaux sociaux,
  • se désinscrire des newsletters non lues ou des publicités inintéressantes,
  • ne pas transmettre des pièces jointes trop lourdes…

… constituent autant de gestes à encourager en interne.

Mieux raisonner son parc numérique

L’autre impact environnemental de la vie digitale concerne les matériels, et en particulier les équipements mobiles : ordinateurs, smartphones, tablettes… D’une part, certains d’entre eux, parce qu’ils sont ultra miniaturisés, ne sont pas recyclables faute de pouvoir en séparer les différents éléments ; d’autre part, ils contiennent — en particulier leurs batteries — des métaux rares que l’on ne sait ni recycler, ni traiter.

Il s’avère donc relativement nécessaire de réfléchir à son parc d’équipements, et au rythme de son renouvellement. Est-il vraiment opportun de changer de smartphone tous les ans ? Est-il utile de cumuler un ordinateur portable de petite taille, une tablette et un smartphone grand écran ? Comme souvent, écologie rime avec économie… et votre DAF vous sera aussi reconnaissant que la planète !

Crédits photos : GNU Free Documentation License

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