Quand la météo fait des siennes

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La vague de froid extrême en Amérique du Nord ou encore la mise en vigilance orange (rouge en Savoie !) de quinze départements dans l’Hexagone en ce début d’année 2018, rappellent une nouvelle fois la réalité des intempéries. La question de la protection des actifs lors de conditions météorologiques exceptionnelles se pose.

Dans le BTP les salariés bénéficient d’un dispositif particulier d’indemnisation en cas d’arrêt de travail pour intempéries* lorsque les salariés justifient d’au moins 200 heures de travail au cours des deux mois précédents. Car si les inondations peuvent empêcher tout salarié de se rendre sur son lieu professionnel, sur un chantier c’est la vie des hommes qui est mise en danger.
Mais d’une manière générale, l’entreprise doit surtout anticiper l’absence de salariés dans l’incapacité de se rendre sur leur lieu de travail pour cause de transports en commun hors-service ou de routes enneigées. Comment faire quand les éléments sont contre nous ?

Garder ses équipes au chaud

Selon le Code du travail, les employeurs ont une obligation de sécurité et de résultat envers les salariés. C’est pourquoi ils doivent se montrer particulièrement vigilants lors des périodes hivernales (et estivales) qui sont sujettes à des variations extrêmes de températures (l’INRS – l’Institut national de recherche et de sécurité – donne des indications de vigilance à partir d’une température extérieure inférieure à 5 ° C.).

Pourquoi ne pas opter pour le télétravail ? Non seulement vous jouez la carte de la sécurité pour toute votre équipe, mais il y a de grandes chances pour que vous rendiez vos collaborateurs heureux (96 % des salariés pensent que ce mode de travail améliore le bien-être)1. Ou encore, si vous n’êtes pas trop en retard sur votre planning, pourquoi ne pas leur suggérer de prendre leur journée ? Vous pourriez d’ailleurs en faire de même…

Lire aussi : Réforme du télétravail : ce qui change

Convaincre ses collaborateurs

Mais si le temps presse ou qu’une réunion ne peut être reportée, vos équipes devront se déplacer.  Réchauffez-les en leur offrant le petit-déjeuner. Et en cas de grand froid annoncé, pensez à mettre à disposition quelques kits de secours de démarrage de voiture, comme une batterie universelle et un gratte-vitre. Un petit geste qui saura au moins faire sourire vos collaborateurs et leur faire comprendre que vous comptez sur eux.

Est-il possible de mettre en place une navette si les transports en commun sont à l’arrêt ? Ou de faire appel à des taxis ? Renseignez-vous sur les itinéraires habituels de chacun, cherchez des alternatives. L’occasion d’imaginer une nouvelle organisation, plus verte, qui pourrait trouver sa place à plus long terme.

Adapter ses équipements

Porte-manteaux, porte-parapluies, paillassons supplémentaires… ce sont dans les petits détails que l’on reconnait les entreprises bien gérées. Certaines vont jusqu’à proposer paires de gants, chapeaux, impers, couvertures et bottes en caoutchouc, mis à disposition des distraits.

 

*Article L. 5424-8 : sont considérées comme intempéries, les conditions atmosphériques et les inondations lorsqu’elles rendent dangereux ou impossible l’accomplissement du travail eu égard soit à la santé ou à la sécurité des salariés, soit à la nature ou à la technique du travail à accomplir.

1D’après le cabinet de conseil RH Kronos, étude 2017

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