Recycler en entreprise, une nécessité

Depuis le 1er janvier 2018, les entreprises de plus de 20 salariés ont pour obligation de trier leurs déchets. Et vous, où en êtes-vous avec votre recyclage ?

La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) de 2015 obligeait déjà les entreprises de plus de 50 personnes à recycler au bureau. Depuis le 1er janvier 2018, la loi concerne aussi les entreprises de plus de 20 salariés*. Les sanctions financières peuvent s’étendre jusqu’à 150,000 euros d’amende.

Halte au gaspillage

Chaque seconde, 4 439 euros sont perdus à cause du « gaspillages administratifs ou écologiques ». Une perte annuelle qui s’élève à près de 140 milliards d’après la plateforme planetescope.com qui mesure en temps réel les gaspillages.

Aujourd’hui, l’absence de tri sélectif est assimilée à des pertes financières, mais aussi et surtout, de matière première non renouvelable. « La trop forte pression sur les ressources non renouvelables oblige les entreprises à avoir une gestion des déchets plus saine, plus durable, en favorisant la valorisation sous forme de matière », explique l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

Par exemple pour les établissements commerciaux qui ne trient pas, seuls 17 % des déchets produits seront recyclés, alors que trier les cinq flux (papier-carton, métal, plastique, verre et bois) permettrait un recyclage à 76 %. « Le sans tri, c’est autant de matières premières en moins dont l’industrie française a besoin, et qui devront être obtenues à l’autre bout du monde, pour les plastiques par exemple ou pour certains métaux », détaille le Nouvel Economiste.

Dernier chiffre important : l’industrie du recyclage génère un volume d’affaires de 160 milliards de dollars dans le monde, et emploie environ 1,5 million de personnes.

Passer au recyclage

Bouchons, stylos, lampes, piles, cartouches.. Rien ne sera plus gaspillé au bureau. C’est notamment le message spécifique transmis par des sociétés spécialisées, comme les Joyeux Recycleurs. Elle a déjà persuadé près de 500 clients, et pas des moindres : BNP, BlaBlaCar, Airbnb, The Economist, ou encore Hilton sont de la partie. Mais la société ne délivre pas seulement des poubelles adaptées aux tris. Elle aide à la réalisation d’un diagnostic et à la mise en conformité de la société en question.

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©Les joyeux recycleurs

De son côté, la jeune entreprise Yoyo préconise un système de récompenses pour persuader les entreprises de recycler. Commerçants, gardiens d’immeuble et même habitants d’un même quartier se voient offrir des places de cinéma, de piscine ou des bons de réduction, lorsqu’ils utilisent des sacs dédiés au recyclage des bouteilles plastiques.

*Deux types d’entreprises sont concernés par ce décret : les entreprises, commerces et administrations productrices et/ou détentrices de déchets qui n’ont pas recours aux services des collectivités territoriales pour la gestion de leurs déchets, et celles qui y ont recours et qui produisent ou détiennent plus de 1100 litres de déchets par semaine.

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