Partage de connaissances : du savoir-faire au faire-savoir, tout un art

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Le partage de connaissances est un enjeu de taille pour l’entreprise. Il est essentiel non seulement pour garantir la continuité de service, mais aussi pour améliorer en continu les process. Si certains facteurs, avant tout humains, peuvent parfois y faire obstacle, l’entreprise dispose aujourd’hui de diverses solutions pour lever les freins. 

Hors de question de mettre en péril un chantier suite au départ d’un collaborateur qui détenait une expertise clé. Le partage de ses connaissances est le gage d’une amélioration permanente de la performance de l’entreprise.

Les retours d’expériences à la suite de difficultés rencontrées dans un projet doivent pouvoir bénéficier à tous. Ils contribuent à l’identification de bonnes pratiques que l’entreprise a tout intérêt à promouvoir auprès de ses collaborateurs. Encore faut-il documenter ces connaissances.

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Partager les savoirs explicites : des outils collaboratifs

C’est tout l’objet du knowledge management (management des connaissances), processus de documentation de la connaissance en continu. En pratique, il s’agit de repérer les notions et informations utiles à l’entreprise, les hiérarchiser, les protéger, les partager et les actualiser. À l’ère du digital, les outils dits collaboratifs ne manquent pas pour faciliter ce partage : intranet, réseaux sociaux d’entreprises, forums de discussions, partages d’écran, partage de fichiers…

Mais certains obstacles, le plus souvent d’ordre humain, peuvent entraver cette transmission. « Savoir-faire » est une chose, « faire-savoir » en est une autre. Combien d’experts, excellent dans leur métier, demeurent incapables de transmettre leurs connaissances ?!

Transmettre les savoirs tacites

La tâche est assez simple pour les savoirs explicites, définis comme « tout ce qui peut être aisément exprimé et codifié », selon l’universitaire japonais Ikujiro Nonaka.

Pour le savoir dit tacite, c’est une autre paire de manches : ce savoir-là renvoie en effet au savoir-être qu’une personne acquiert au fil de sa carrière. Or, comment transmettre la capacité d’un commercial à sentir les besoins d’un client qui ne parvient pas lui-même à les définir ?

Et c’est sans compter les réticences des détenteurs de savoirs eux-mêmes : par crainte d’être jugés, de perdre leur pouvoir, ou leur temps. Autant de freins que l’entreprise pourra lever, par exemple en décernant des titres de référent, voire des primes… Avant tout, elle doit mettre en place un espace-temps dédié au partage de connaissances entre pairs, ce qui peut prendre la forme de groupes de travail périodiques, sur des thématiques identifiées.

Le reverse mentoring, un dispositif gagnant-gagnant

Quant au partage du savoir entre générations, il ne se limite plus uniquement au tutorat au sens propre du terme. Dans certains cas, le baby-boomer transmet son savoir à un plus jeune, qui lui apporte en retour sa connaissance des nouvelles technologies et des réseaux sociaux, mais lui permet aussi d’entrevoir un mode de fonctionnement et une façon d’appréhender le travail radicalement différents.

Nombreuses sont les entreprises à pratiquer et plébisciter ainsi le reverse mentoring, qui a pour avantage de créer une véritable relation entre générations, mais aussi de placer le jeune en situation de partager son savoir et ses pratiques… dès son arrivée dans l’entreprise. Un cercle vertueux, donc, qui permet à tous de percevoir les avantages du partage de connaissances et d’en prendre l’habitude.

Un dispositif gagnant-gagnant, donc, et pas seulement pour anticiper le départ du senior.

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