2 salariés sur 3 n’ont aucune envie de devenir managers

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Les salariés ont plutôt une bonne image de leur manager de proximité. Mais la plupart d’entre eux n’aspirent pas à se retrouver à sa place ! Principaux enseignements du Baromètre Cegos 2018 « Radioscopie des managers ».

66 % des salariés n’aspirent pas à devenir managers. C’est d’abord ce qui ressort de l’édition 2018 du baromètre « Radioscopie des managers » du groupe Cegos*. De leur côté, si 84 % des managers souhaitent continuer d’occuper un tel poste dans les années à venir, ils sont 54 % à considérer que leur fonction est devenue plus difficile aujourd’hui.

Un défi d’attractivité pour la fonction

Parmi les motifs de satisfaction des managers, on trouve la responsabilité et l’autonomie, le sentiment de contribuer au bon fonctionnement de l’entreprise, les relations avec leurs équipes et la reconnaissance. À l’inverse, parmi ceux qui ne souhaitent pas l’être, on évoque « le manque de soutien de la part de la direction, le manque de liberté et de moyens pour accompagner leurs collaborateurs, ou encore le manque de temps ». Pour Annette Chazoule, Manager offre et expertise Management chez Cegos, « si les salariés n’aspirent pas, dans leur grande majorité, à devenir manager, c’est qu’ils perçoivent les problèmes inhérents à la fonction bien avant les avantages à en tirer : il y a donc clairement, pour les organisations, un défi d’attractivité de la fonction à relever ! »

Une position valorisante et inconfortable

Les managers interrogés considèrent le management individuel et la montée en compétences de leurs collaborateurs comme les tâches donnant le plus de valeur à leur fonction, même si elles sont considérées comme les plus difficiles et chronophages. À l’inverse, le reporting est jugé comme une tâche de peu de valeur. Ce qui fait dire à Christophe Perilhou, directeur Learning & Solutions de Cegos, « on retrouve là le phénomène bien connu du marteau et de l’enclume, avec des managers de proximité tiraillés entre l’envie de répondre aux besoins de leurs équipes… et aux attentes de leur direction ».
Managers et employés sont d’accord sur deux points :

  • La nécessité de maintenir un bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée ;
  • Le fait que leur supérieur hiérarchique reste à leur écoute en cas de difficulté.

A noter que les managers se sentent davantage écoutés par leur propre hiérarchie que les employés par la leur…

Manager de proximité : le manager idéal

Finalement, les managers sont plutôt bien perçus par les salariés : les deux considèrent le manager de proximité comme le modèle idéal (32% pour les salariés, 29 % pour les managers), devant le manager métier et le manager coach. Ce qui, dans un contexte de transformation permanente, interroge Christophe Perilhou : « En mettant en avant les dimensions métier et de proximité, plutôt que les dimensions de coach et de leader, les managers semblent en décalage avec les principales attentes de leurs organisations, jouant davantage la carte de la proximité avec les équipes ».

*Étude réalisée en ligne auprès de 1 025 salariés et 578 managers n’appartenant pas à une instance dirigeante.

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