Le mal de dos n’est pas une fatalité

mal de dos au bureau

Les lombalgies continuent de sévir : elles concernent près de 20% des accidents du travail. Si certains secteurs sont plus touchés que d’autres, tout le monde a intérêt à bien se tenir… et à bouger ! Le combat continue contre le mal de dos au travail.

Selon une étude de l’Assurance Maladie sur les Risques professionnels publiée en 2017, le nombre de lombalgies d’origine professionnelle n’a pas régressé pas depuis dix ans.  Leur part dans les accidents de travail est passée de 13 à 19% entre 2005 et 2015. Et elles coûtent un milliard d’euros par an. Certains secteurs d’activité présentent un risque accru, en particulier les métiers d’aide et de soins à la personne et les activités logistiques. Mais même assis devant un écran, on peut être touché par ce fléau. Si les entreprises ne sont pas spécifiquement tenues de lutter contre le mal de dos, elles ont du moins l’obligation de protéger la santé de leurs employés, et de veiller à leur sécurité. Sans compter leur intérêt à limiter les risques d’accident du travail et l’absentéisme liés à cette pathologie.

Matériel adapté et renforcement musculaire

Une lombalgie se traduit par des douleurs dans le bas du dos, d’intensité et d’étendue variables. Tandis qu’une lombalgie aigue est généralement due à une chute, à une exposition continue à des vibrations, ou à la manutention de charges lourdes, la lombalgie chronique peut trouver son origine dans une mauvaise posture, ou dans un stress qui tend à crisper.  La vraie bonne nouvelle, c’est que le mal de dos n’a rien d’inéluctable ! Pour le prévenir ou le réduire, il suffit d’agir sur les facteurs qui le favorisent : en utilisant des machines et du matériel adaptés, mais aussi en préconisant les postures et gestes adéquats, et en adoptant une organisation qui limite les sources de stress.

Des programmes de renforcement musculaire voient ainsi le jour en entreprise, avec succès. C’est par exemple le cas de T&B vergers, qui cultive des pommes et des poires à Saulty dans les Hauts-de-France. Cette PME a réduit l’absentéisme de son personnel de 17% à 2% en instaurant, il y a trois ans, un quart d’heure matinal obligatoire de réveil musculaire. Celui-ci a été conçu avec l’aide de médecins du sport et de santé au travail, afin de faire travailler les muscles les plus sollicités dans une activité où les collaborateurs sont conduits à porter régulièrement des charges. L’entreprise organise par ailleurs une montée en compétences de ses employés afin qu’ils puissent occuper différents postes et limitent de ce fait les gestes répétitifs.

Adopter la bonne posture

Dans un poste sédentaire, il faut veiller à adopter une posture correcte devant l’écran de l’ordinateur. Dans les grandes entreprises, on peut faire appel au service de santé au travail afin de procéder à cet aménagement ergonomique. À défaut, il convient a minima d’ajuster la hauteur de son siège de manière à sentir un appui au creux du dos en position assise. Les plus fragiles peuvent même, si besoin, porter des sous-vêtements de soutien qui améliorent le confort du dos. Autre précaution à prendre, se lever et s’étirer à intervalles réguliers tout au long de la journée.

Mieux encore, on aura tout intérêt à pratiquer un sport, par exemple au moment de la pause du déjeuner. Le yoga est souvent recommandé dans la prévention des maux de dos. Mais toute activité physique est bienvenue, y compris vingt minutes de marche. L’Assurance Maladie a créé une application mobile gratuite, Activ’Dos, pour aider les personnes à prendre soin de leur dos au quotidien. On peut y trouver, entre autres, une soixantaine d’exercices de relaxation, d’étirements et de musculation à réaliser au travail ou à la maison. Comme elle l’a rappelé lors d’une campagne de sensibilisation en septembre dernier : « Mal de dos ? Le bon traitement, c’est le mouvement ».  Alors, bougez, dès que possible !

Pour aller plus loin : https://www.ameli.fr/employeur/actualites/les-lombalgies-responsables-de-20-des-accidents-du-travail

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