Le commercial conquistador

commercial conquistador

Enthousiaste, travailleur, pas toujours très fin : le conquistador fait du chiffre… mais peut devenir très envahissant.

Il fonce. Quoi qu’il arrive il fonce. Contre vents et marées, qu’il vente, qu’il neige ou qu’il pleuve. Le conquistador a le sens du commerce dans les gènes. Déjà dans la cour d’école, il achetait à ses camarades des billes qu’il revendait le double le surlendemain… après les avoir fait briller. Dans les repas de famille, il est capable de vendre la voiture de son beau-frère à son oncle, en prélevant une commission au passage !

Un travailleur acharné

Travailleur acharné, il ne compte pas ses heures, n’économise jamais sa salive, multiplie les contacts, les rendez-vous. Et ça marche : les commandes pleuvent tellement que le Conquistador part tous les ans en couple vers la destination de rêve offerte a qui a réalisé le meilleur chiffre d’affaires. De quoi être jalousé par ses collègues, notamment les plus laborieux, qui désespèrent de voir leurs commandes stagner malgré toute l’énergie qu’ils y consacrent !

Toujours à la recherche de nouveaux territoires

Mais le Conquistador peut aussi s’avérer un moteur pour l’équipe, tant son énergie est communicative. Cet enthousiaste n’hésitera pas à aider le bleu qui débute dans le métier, et à le prendre sous sa coupe pour lui expliquer les ficelles du métier.

Toujours à la recherche de nouveaux territoires, il est également très utile pour les équipes marketing, auxquelles il remonte des informations du terrain. Et quand ces dernières lui donnent une nouvelle piste à creuser, elles ne sont jamais déçues : la conquête de nouveaux clients est son sport favori.

Besoin d’être régulièrement recadré

Le problème, c’est que rien ne l’arrête et qu’il fait rarement dans la finesse. Au point qu’il en devient exaspérant, y compris pour certains clients fatigués de ses visites incessantes et de sa logorrhée commerciale. Cette « grande gueule » n’hésitera jamais à s’inviter dans une conversation ou dans un déjeuner d’affaires, histoire de ne laisser passer aucune opportunité.

Si bien que le conquistador a besoin d’être régulièrement recadré par son manager, qui doit lui faire comprendre que conquérir des marchés ne signifie pas forcément écraser tout le monde sur son passage, y compris ses collègues… et le client. Des consignes qu’il suivra quelques jours, avant que le naturel ne revienne au galop. Voilà pour quoi il faut savoir faire preuve de patience avec cet oiseau aussi rare que précieux !

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