Le commercial Don Juan, un charme infini qui a ses limites

commercial don juan

Sûr de lui et de son charme, le Don Juan est un vendeur hors pair. Mais il cache souvent une fragilité qui apparaît en cas d’échec.

« Il est sympa et attirant, mais méfiez-vous, c’est un truand. » Le refrain du Gentleman cambrioleur de Jacques Dutronc résume assez bien le Don Juan. Non pas qu’il, ou elle, soit malhonnête –  mais parce qu’il use et abuse de son charme, de son charisme et de sa force de conviction. Il maîtrise tous les codes de la gestuelle, toute la gamme des sourires ravageurs, toute la partition des regards entendus. Et tout cela en restant très naturel ! Pour un peu, on pourrait penser qu’il cherche seulement à rendre service.

La séduction comme premier moteur

Ce qui fait la force, du commercial Don Juan c’est son incroyable ténacité, sa capacité à ne lâcher sa proie que lorsqu’elle a signé le bon de commande, tout en donnant l’impression que son objectif premier n’est pas de vendre. Évidemment, le charme peut n’avoir qu’un temps, son jeu pouvant être démasqué au bout de quelques entrevues. C’est pourquoi il sera davantage l’homme des cycles de vente courts.

Et pourtant, cette sorte de nonchalance, cette impression de ne pas être particulièrement intéressé par la vente, voire un certain dilettantisme apparent, recèlent un fond de vérité. Le Don Juan n’est pas tant intéressé par le chiffre d’affaire que par son pouvoir de séduction, sa capacité à envoûter son interlocuteur, bref : son charme.

Un fond dépressif ?

Résultat : le Don Juan est un commercial efficace mais, également, fragile. Il vit le moindre échec comme une atteinte personnelle, une blessure à son ego, une remise en cause profonde. Autant dire que dans ses moments-là son manager aura intérêt à relire Freud pour espérer relancer son tombeur de prospects !

Heureusement, le charme du Don Juan opère la plupart du temps – ce qui limite ses accès de déprime. Globalement c’est un élément sur lequel on peut compter, tout en veillant à ne pas se laisser soi-même prendre à son magnétisme. Car il n’en use pas seulement avec les prospects et les clients : c’est une deuxième peau qui ne le quitte pas et dont il peut abuser aussi avec ses collègues, au risque de déstabiliser une équipe. Bref, un collaborateur attachant à ne pas perdre de vue !

Partagez dans votre réseau

Laisser un commentaire