Longue maladie : conserver le lien social

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Comment conserver le lien social et professionnel avec un collaborateur en longue maladie ? Y réussir nécessite tact, empathie et régularité.

Les collaborateurs en longue maladie ressentent souvent une sorte de double peine : à l’expérience douloureuse sur le plan personnel s’ajoute un éloignement qui peut avoir un impact sur la carrière professionnelle. Mais pour l’entreprise également, cette distance peut avoir des conséquences. Bonnes pratiques pour maintenir lien social et sentiment d’appartenance.

Priorité à l’empathie

On ne parlera pas ici des affections de longue durée à caractère psychologique, mais plutôt des cas invalidants physiques : suites d’accident, opérations lourdes et longues maladies. Car pour ceux-là, la nécessité de maintenir le contact ne fait aucun doute : le collaborateur n’a pas disparu, même absent il fait toujours partie d’une équipe, et il doit le sentir. Reste à respecter sa vie privée ! Le collaborateur arrêté doit donner son accord à ce contact, et ne pas se sentir obligé.

Autre condition indispensable : que le manager agisse par empathie et non par intérêt. Cela suppose donc qu’il soit à l’écoute du collaborateur, qu’il s’enquiert de son état, mais aussi qu’il lui donne des nouvelles du service et de ses collègues. Le tout en veillant à ne devenir ni indiscret ni envahissant. Ainsi, la visite à domicile est à manier avec précaution.

Tous les managers ne sont pas naturellement empreints de tact et d’empathie ? Ce pourrait alors être une bonne idée de déléguer un ambassadeur parlant au nom de l’équipe ou de l’entreprise (via la DRH), et capable de transmettre les messages dans les deux sens. On en reparle dans un instant.

Des rendez-vous téléphoniques réguliers

L’une des solutions peut consister à prévoir des rendez-vous téléphoniques réguliers, et pourquoi pas en vidéoconférence, en face à face ou à plusieurs. Cela permet de prendre des nouvelles de son collaborateur, tout en le tenant au courant de la vie du service et des principaux dossiers, notamment ceux qu’il ou elle suivait avant de tomber malade. L’une des missions de son remplaçant peut être de le contacter régulièrement pour le maintenir informé, voire pour l’associer aux décisions importantes.

Ca serait dommage de se priver du selfie pour partager l’anniversaire d’un collègue, la promotion d’un autre, la signature d’un contrat, bref tous les moments de convivialité qui ponctuent la vie professionnelle. Cet échange sera facilité si l’équipe utilise déjà une solution de travail collaboratif comme Slack et les autres ChatOps, ou un Réseau Social d’Entreprise plus sophistiqué.

Préparer le retour

Cette vie sociale qui continue facilitera le retour du collaborateur. Un retour qu’il faut néanmoins préparer, afin que chacun retrouve facilement ses marques. Il est parfois nécessaire d’aménager le poste et le temps de travail du convalescent, par exemple. Mais il faut surtout que le collaborateur se sente pleinement réintégré dans ses fonctions. Un mois avant la reprise du travail, il est donc utile de prévoir quelques rencontres pour faire le point, d’un part sur sa santé, et d’autre part sur le travail qui va l’attendre, afin qu’il se sente opérationnel le jour J !

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