Les nouveaux usages de la stim’

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Recrutement, responsabilité sociale de l’entreprise, services clients : la stimulation s’applique aujourd’hui à bien d’autres domaines que la vente. Pour atteindre mieux et plus vite des objectifs, pour accompagner une transformation ou pour stimuler la créativité, les challenges constitueraient-ils un bon moyen d’engager davantage ses collaborateurs ?

Le principe des actions de stimulation est de motiver les équipes à atteindre un résultat, dans un cadre de temps défini, selon des règles précises et avec une récompense à la clé. Comme un bouton « booster » ! Ces pratiques, qui ont fait leurs preuves dans le domaine commercial, s’appliquent de plus en plus à d’autres domaines de l’entreprise, avec des perspectives RH, RSE ou innovation. Le challenge est la formule commune à ces actions de stimulation.

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Stimuler l’innovation

Faire émerger de nouvelles idées ou une autre organisation, trouver des solutions, mobiliser les équipes à la recherche d’idées ou de solutions innovantes, faire réfléchir ensemble des services qui ne se croisent pas ou peu. Ouvrir de nouvelles perspectives, placer les collaborateurs dans des situations de travail inattendues c’est le propre des hackathons, ces challenges internes stimulant l’émergence d’idées et la créativité. Ils allient le challenge technologique et des modes de collaboration nouveaux, apportant, quel que soit le résultat, un souffle bienvenu au sein des équipes et participants.

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Stimuler le recrutement

Rareté de certains profils, volatilité des ressources humaines, implication variable des collaborateurs, ambiance à améliorer : autant d’éléments qui se prêtent à des challenges. Inciter les collaborateurs à participer au recrutement de leurs prochains collègues, ou à la recherche de la perle rare, d’une manière ludique faisant d’eux, littéralement, des chasseurs de tête, constitue une manière intéressante de favoriser le parrainage. La promesse d’une prime au recrutement peut suffire, mais la mise en place d’un véritable jeu de parrainage stimule encore plus la recherche de profils compatibles, et joue en faveur d’un esprit d’entreprise (voir ici les clés pour réussir un parrainage interne).

Stimuler les bonnes pratiques RSE et le bien-être au travail

En matière de RSE et de bien-être au travail, les objectifs de stimulation portent souvent sur la recherche de changements de comportements. Côté bien-être et santé des employés, on choisira des challenges incitant les employés à bouger plus, à les amener à une conduite automobile plus responsable (un bénéfice pour l’environnement comme pour les finances), ou encore à favoriser l’usage du vélo, du covoiturage ou des transports en commun.

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Pour sensibiliser aux questions écologiques, les entreprises réalisent des challenges autour des grands thèmes du moment : lors de la semaine européenne du développement durable un challenge « clean-up day », ou encore une opération de sensibilisation au tri des déchets de boisson, pour en installer le réflexe de manière durable, ou encore des actions de lutte contre le gaspillage alimentaire. De nombreux associations et intervenants sont prêts à assister les entreprises pour l’organisation de ces challenges de stimulation du changement de comportement : l’ADEME, Zero Waste France, Les ateliers durables. Le principe est d’engager un cercle vertueux en stimulant les changements de comportement des employés, via une prise de conscience ludique. L’entreprise démontre la réalité de son engagement en en étant l’initiatrice.

Stimuler les bonnes pratiques sécuritaires pour prévenir les accidents

Pour installer les bonnes pratiques sécuritaires, il y a la formation, le rappel des consignes, et… le jeu. Récompenser les bonnes pratiques, les bons résultats, la diminution des accidents du travail : les ressorts de stimulation sont ici également applicables. La dimension ludique permet de ne pas « faire la morale » à ses troupes, tout en sensibilisant au sujet.

L’adéquation cible / récompense

Selon le baromètre annuel de la stimulation, l’attractivité des récompenses est essentielle dans la réussite d’une opération de stimulation pour 91% des répondants.

Mais l’attractivité d’une récompense est étroitement relative à sa cible ! La génération X, née entre 1960 et 1979, moins connectée que ses benjamins, se caractérise par le goût de l’effort ? Pour la stimuler, on misera sur des opérations qui font appel à leurs qualités intrinsèques, et engagent endurance et ténacité. En matière de dotations, ce sont la qualité, l’utilité, la praticité de la récompense qui seront attractives. La génération Y, née entre 1980 et 1995, est multitâches, proactive et ambitieuse ; elle cherche la créativité, la performance, les responsabilités. D’un programme de stim’, elle attend donc d’abord reconnaissance et encouragements.

Stimuler les jeunes talents

Pour la génération Z, qui apparaît souvent difficile à motiver comme à fidéliser, c’est sur le sens de l’activité, la bonne ambiance, le gain d’autonomie et la reconnaissance qu’il faut d’abord s’appuyer. On cherchera la proximité, l’interactivité, l’écoute, la prise en compte des idées au-delà de la hiérarchie. Le challenge doit leur offrir la capacité d’oser et la possibilité d’être reconnus. Mais aussi : d’éviter l’ennui ! Une opération d’incentive devra donc être fun, connectée, réactive. Cela implique aussi des durées ramassées, une périodicité assez élevée, et une diversité des objectifs. Après tout, les leviers de motivation des plus jeunes sont aujourd’hui essentiellement l’esprit d’équipe (28,8%), la possibilité d’évoluer rapidement en apprenant continuellement (28,4 %) et la possibilité de développer leurs compétences en faisant plusieurs missions (16,2 %).

Quoi que l’on choisisse, il faut penser au-delà des dotations matérielles ou financières. Pour les fidéliser, et les stimuler, on misera sur des dotations permettant le développement personnel : coaching, jours de congé supplémentaires, participation à un événement extérieur, abonnement sportif… voire, pourquoi pas, un déjeuner avec le PDG !

 

5 clés pour une stimulation réussie

Une mécanique ludique permet de motiver les collaborateurs sur des objectifs, notamment comportementaux, en les mettant en situation de saine concurrence par le jeu.

  1. Avoir un objectif clair ;
  2. Des règles du jeu stables et transparentes : objectifs, déroulement, période, suivi, récompense ;
  3. Connaître sa cible ;
  4. Adapter la récompense à son public : la gratification est un moteur essentiel, et dépend de la population visée :
    • Primes exceptionnelles, tickets, chèques, cartes ou coffrets cadeaux, bons voyages : tout ce qui joue en faveur d’une amélioration du pouvoir d’achat
    • Penser aux dotations « bien-être », « reconnaissance », et « développement personnel » : congés, télétravail, abonnements sportif, rencontres, etc.
  5. L’aspect ludique des dispositifs est clé. Plus un challenge est ludique et bien relancé, plus il sera efficace. Le jeu en lui-même apporte une perspective différente dans un monde du travail par ailleurs très normé, au point que la gamification des challenges engendre une dynamique collective ;

Emulation interne, adoption de meilleures habitudes, connaissance des autres : une stim’ bien conduite peut aider à générer un nouvel état d’esprit au travail !

 

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