7 patrons de cinéma

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Au cinéma, la représentation des dirigeants propose une grande diversité de caractères. Voici 7 patrons de cinéma particulièrement typés… voire caricaturaux !

« Il faut idéalement être à la fois aimé et craint, mais comme les deux vont rarement de pair, il est plus sûr, pour qui veut gouverner, d’être craint plutôt qu’aimé » écrivait le penseur Machiavel (XVe siècle) à propos de la gouvernance. Une stratégie largement employée – au cinéma et parfois ailleurs – par les plus grands monarques, patrons, chefs, managers… qui y sont représentés. Du patron anxieux, organisé, avare ou “hors-champ”, ces personnages sont souvent hauts en couleurs et en émotion. A l’occasion de la 72e édition du festival de Cannes voici un tour d’horizon des 7 patrons de cinéma” qui nous ont inspirés.

Radin

“C’est la fin du mois ! Encore ? Mais c’est toujours la fin du mois !” s’exclame Louis de Funès, alias Guillaume Daubray-Lacaze, industriel ambitieux dans la Zizanie de Claude Zidi, diffusé en 1978. Assurément près de ses sous, ce patron a des sueurs froides à l’idée de payer ses salariés à la fin de chaque mois. Louis de Funès – qui s’entraîne d’ores et déjà pour son rôle dans L’Avare –  a sa méthode : de petits chèques pour les employés de petite taille, et de gros chèques pour les plus costauds… Une gestion des ressources humaines qui fait toujours sourire 40 ans plus tard.

Charismatique

Dessertine, mandataire en viande, demeure une source d’inspiration pour les chefs qui doivent gérer une crise ou une grève. “ Vous semblez oublier mes amis que vous n’êtes que des salariés. Autrement dit, vous êtes les êtres le plus vulnérables du capitalisme !” déclare avec vigueur le personnage de Bernard Blier en 1967 dans Un idiot à Paris. Face à ses employés, le patron ne mâche pas ses mots lorsqu’il rappelle aux grévistes ce qui les attend… : “ le chômage et son cortège de misères : finie la petit auto, finies les vacances au Crotoy, fini le tiercé…”.

Hors-champ

Hicham Janowski (Assaâd Bouab), le patron de l’agence ASK de la série « Dix pour cent » incarne à la perfection le rôle du leader… qui apprend. Venu du monde de la finance, Hicham n’était pas voué à diriger une équipe d’agents d’artistes. C’est presque par divertissement qu’il rachète l’entreprise, mais aussi pour se rapprocher d’un univers qui l’attire mais lui est inconnu. Dépourvu de tact, il incarne le chef “hors champ”, qui ne connait rien à l’activité mais entend y imposer ses règles. Il apprendra vite à faire confiance à son équipe.

Imprévisible

Attention spoiler ! N’en déplaise aux fans : Daenerys Targaryen de la série médiévale-fantastique Game of Throne (au succès mondial qui a remporté pas moins de 47 Emmy Awards) est de loin l’un des leaders les plus imprévisibles. Déterminée à régner sur le Trône de Fer, la mère des Dragons, sous sa beauté juvénile, n’hésitera pas réduire à néant des cités entières. Imprévisible et insaisissable, elle incarne à sa façon la dérive orgueilleuse de certains dirigeants…

Organisé (et un peu dépressif)

Dans Le Sens de la fête, Max (Jean-Pierre Bacri) est traiteur depuis trente ans. Organisé et méticuleux il doit coordonner un mariage dans un château du 17e siècle. Humain et généreux, Max engage des amis pour lui prêter main forte mais aussi pour les “dépanner” financièrement, parmi lesquels le chanteur de la soirée (Gilles Lellouche), un photographe (Jean-Paul Rouve), et même  des apprentis. Une prise de risque difficile à assumer lorsque l’on est autant perfectionniste…

Impulsif

Impossible de citer les patrons de cinéma sans faire apparaître Tony Montana (Al Pacino),  rôle culte dans Scarface de Brian De Palma (1983) ou encore à Jordan Belfort (Leonardo Di Caprio) dans le Loup de Wall street (2013). Si les rôles sont bien différents, leurs caractère sont similaires : tous deux sont maîtres d’un empire financier qu’ils ont acquis (plus ou moins légalement…), sont impulsifs (et c’est euphémisme!), colériques et orgueilleux. A ne pas croiser lorsqu’ils sont, de surcroît, sous l’emprise de stupéfiants.

Simplement… humain

Le film “Rien du tout” (1982) est encore aujourd’hui cité comme un exemple pour l’application de méthodes de management “humaine”. Réalisé par Cédric Cédric Klapisch, le film raconte la vie d’un grand magasin parisien, les Grandes Galeries, dirigé par un nouveau PDG, M. Lepetit (Fabrice Lucchini). Loin du rôle de Bernard Blier, le PDG croit en la productivité par l’humain et pour l’humain. On y retrouvera une scène mythique où une coach apprend à sourire aux employés : “Vous tirez, vous tirez, vous tirez (vos coins de la bouche vers le haut)… et vous relâchez”.

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