Entretien avec Emmanuelle Germani, Présidente de l’ANDRH Provence

Entretien exclusif avec Emmanuelle Germani, DRH et DSI chez Kaporal, Présidente de l’ANDRH Provence.

Emmanuelle Germani occupe la double fonction de DRH et de Directrice des Systèmes d’Information au sein du groupe Kaporal. Créée en 2004, Kaporal est une entreprise marseillaise, leader de la mode et du jeanwear en France. Avec environ 600 collaborateurs, 100 boutiques en propre et une distribution multicanal (retail, boutiques multimarques, web et marketplaces), Kaporal poursuit aujourd’hui son développement à l’international (Espagne, Allemagne, Belgique…).

Depuis quand êtes-vous membre de l’ANDRH et quel rôle y jouez vous ?

Je suis élue du bureau en tant que Présidente du groupe ANDRH Provence, après en avoir été membre pendant plusieurs années. J’interviens désormais de façon active pour développer l’association à son échelon régional. Mon objectif ? Fédérer et animer une communauté de DRH et de professionnels de la fonction RH, en toute convivialité !

Que vous apporte l’ANDRH ?

L’ association permet à ses adhérents de se retrouver, de partager ses expériences et ses bonnes pratiques. Le métier de DRH est souvent solitaire, difficile et, dans les moments de tension, appartenir à une communauté professionnelle est d’autant plus précieux ! Présider l’association, répondre aux besoins de mes collègues (en tant que DRH, je crois être bien placée pour les comprendre) est aujourd’hui un grand plaisir et un exercice stimulant. Les rencontres et les évènements s’inscrivent pour moi nécessairement dans le plaisir, le partage et l’échange, en toute simplicité !

Le 23/05, s’est tenu dans les locaux de Virtual Expo un premier épisode dédié à l’engagement au travail. Quel bilan tirez-vous de cet évènement ?

Le premier enseignement, au vu du succès de la rencontre, est la confirmation de l’importance du sujet pour les RH. Nous le supposions, nous en avons eu confirmation. Le format choisi, sous forme « d’épisodes », permet une approche plus complète et plus fouillée ; il s’agit en effet d’un sujet protéiforme, et lorsque l’on parle d’engagement, les notions sont nombreuses et peuvent se télescoper : bien-être, motivation, qualité de vie au travail, voire bonheur au travail… La clarification des concepts, et une expérience in situ  avec la PME marseillaise Virtual Expo, et la visite de son siège, ont apporté une vision concrète des actions que l’on peut mener dans le cadre de ce sujet.

Le 27 juin vous donnez à nouveau rendez-vous à vos membres au Mas d’Entremont à Aix-en-Provence pour un second épisode consacré à l’engagement. En quoi cet évènement se démarquera de celui du 23 mai ?

Le concept étant maintenant clarifié, nous allons faire intervenir 3 grands témoins, issus de grands groupes, et acteurs d’une démarche expérientielle remarquable en termes d’engagement.

Ils nous apporteront trois visions très différentes, et complémentaires, de trois groupes issus de secteurs diversifiés. Edenred, leader mondial des solutions transactionnelles, InVivo, premier groupe coopératif agricole français, et Hopps, leader dans le secteur postal privé, présenteront par la voix de leurs DRH – tous très inspirants ! – leurs expériences que je pense particulièrement pertinentes et passionnantes, à la fois au travers des méthodologies déployées, de leurs approches innovantes, et des enseignements que l’on peut en tirer. Comme toujours lors de nos réunions ANDRH, il s’agira de partager les best practices, pour faire naître des idées, imaginer les solutions de demain et ouvrir les esprits, quelque soit la taille de l’entreprise de nos adhérents.

Cette table ronde, que j’animerai aux côtés de Jean-Paul Charlez, Président National de l’ANDRH, sera un moment d’échange interactif avec nos adhérents.

Quelle est votre définition de l’engagement ?

Question simple, réponse plus complexe… car de nombreux leviers participent à l’engagement ! Je dirais qu’un collaborateur engagé est un collaborateur qui trouve de l’utilité, du sens dans son travail. C’est celui qui est capable de faire « l’effort supplémentaire », qui exprime la fierté d’appartenir à son entreprise, qu’il considère un peu comme sienne, capable d’agir à la fois pour lui, pour son équipe et pour son entreprise. On voit ainsi que l’engagement se construit fortement autour du collectif.

Quelles actions concrètes mettez-vous en œuvre au sein de Kaporal en matière d’engagement ?

Un point important d’abord : l’engagement ne se décrète pas. Chez Kaporal, où l’engagement passe par la passion de notre métier, nous partageons l’engouement pour chaque collection, car chaque personne, du comptable au styliste, participe à sa manière à son aboutissement. Nous faisons en sorte de créer des moments de convivialité, avec notre programme Feel Good @Work – ainsi, nous venons de fêter nos 15 ans lors d’une soirée mémorable. Les initiatives de l’entreprise, sur un plan social et éco-responsable se développent, et nous savons que cela constitue également un vecteur d’engagement – et de fierté. A titre d’exemple, des collaborateurs particulièrement engagés dans la thématique éco-responsable ont décidé de contribuer à l’effort en créant un groupe interne : « Kapekolo ». Sans surprise, je note l’engagement professionnel de ces collaborateurs.

Quelle sera la thématique de votre prochain évènement ?

Les sujets se bousculent dans l’actualité toujours riche du secteur RH ! Le Bureau se réunit courant juin pour décider des thématiques du prochain semestre, en tenant compte également des sondages que nous avons soumis à nos adhérent.e.s pour être au plus près des besoins de notre groupe. Un « #Episode 3 suite et fin de l’engagement au travail » pourrait voir le jour, mais nous avons également en ligne de mire des sujets tels que l’évolution de l’approche formation (impact de la loi Avenir Professionnel), les mutations de l’entreprise en lien avec le numérique et ses impacts sur les métiers et les organisations, et la RSE. Un cran plus loin : la fameuse raison d’être, que l’on a vu apparaître dans la loi Pacte, et dont les DRH, au sein des Comités Exécutifs ont toute légitimité à se saisir.

 

Merci Emmanuelle pour cette interview, et rendez-vous le 27 juin pour cette table ronde sur l’engagement.

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