Petits bonheurs au travail : Flash-back sur ma semaine

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Passer un bon moment en faisant ses notes de frais, pourquoi pas ? Suite de notre série Les petits bonheurs au travail.

En fin de semaine, mon sac à main ressemble à un vide-poches. Factures, billets de trains, tickets de parking, facturettes de carte de crédit, reçus divers, avoirs de la boulangerie : tout s’y retrouve. Et pour m’y retrouver, moi, je trie le tout chaque vendredi et fais ma note de frais. Un pensum ? Sûrement. Mais ainsi un flash-back sur la semaine écoulée.

Lundi – Restaurant Bambou, 84,50 €, avec Patrick M. pour conclure notre accord commercial. Cadre exotique, pad thaï délicieux, mangue fraîche, café offert (pas terrible le café), commande signée. Pressing, payé d’avance 16 € : tâche de sauce sur mon tailleur bleu. On n’a rien sans rien, dirait ma mère.

Mardi – Billet de train, aller-retour dans la journée à Nantes pour rencontrer mon client fétiche et son directeur des achats, 112 €. Le charme de l’Ouest, accueil chaleureux, et déjeuner au bord de l’Erdre. Ils voulaient m’inviter, j’ai tenu à payer ma part. Pas d’addition séparée, juste une annotation du serveur sur une copie de la note de restaurant, j’espère que ça passera. Taxi, 9,80 € : le chauffeur me vante sa ville de Nantes. La tentation ressurgit : quitter Paris pour une meilleure qualité de vie ? Une jolie maison pour le prix de notre trois pièces ? Reste à convaincre Jean-Louis mon mari.

Mercredi – Journée sédentaire au bureau : liste des courses (les couches pour mon petit Lucas, purée en poudre, légumes, cuisses de poulet, jambon blanc, bières, bananes). Mais aussi mes places pour la Traviata, avec le petit mot glissé par Jean-Louis : « quatre ans de mariage, six ans de bonheur, 2191 jours à te regarder partir chaque matin pour mieux te retrouver le soir. Je t’attends sur les marches de l’Opéra à 20h30 ». C’est pour vendredi prochain, et j’ai hâte.

Jeudi – Un ticket de parking Paris les Halles : j’aime la canopée qui surplombe la centaine de boutiques, une véritable caverne d’Ali Baba pour la fashion victim que je ne suis pas (enfin, pas complétement). Les rendez-vous avec Erika, ma cliente de la rue de la Grande Truanderie, se terminent souvent par un peu de lèche vitrine dans le quartier.

Vendredi – Péage de l’A14 pour Les Mureaux, 8,70 € dans chaque sens, vraiment pas donné ! Bien contente de les récupérer. Un plein de gas-oil. Et une note de fleuriste : un beau bouquet de pivoines pour Mathilde. Trois ans de collaboration déjà. La jeune femme m’a sauté au cou ! Même dans une vie professionnelle bien remplie il y a toujours une place pour les sentiments.

Je remplis ma note de frais du mieux que je peux, j’agrafe ces petits moments de vie et dépose le tout à la compta avec un grand sourire. Une semaine de passée. Bientôt les vacances en famille !

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