Petits bonheurs au travail : Rap en duo majeur

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Suite et fin de notre série Les Petits Bonheurs au Travail : comment un ticket CESU peut faire réussir un événement d’entreprise.

Chaque année à mon retour de congés, j’ai deux sujets de préoccupation : la rentrée scolaire de mon fils et l’organisation de la fête de mon entreprise. Arthur rentre en terminale et veut être médecin. Et pour ma boîte, il faut que je trouve un groupe de musique pour animer la soirée.

Début septembre, j’attaque ma première mission : je consulte les annonces des professeurs de maths qui proposent un soutien scolaire, j’en sélectionne trois, j’en vois deux (le troisième annulé pour cause de réunion prolongée, toujours cette fichue soirée d’entreprise !) et j’en retiens un : Constantin, 24 ans, qui prépare l’agrégation de maths et viendra deux fois par semaine. Je le paierai en CESU. Première leçon : mardi, 19 heures.

Ce mardi-là, je rentre tard. 21 heures. Je m’attends à retrouver mon fils en train de dîner. Pas du tout ! De sa chambre s’échappe de la musique. Forte, très forte même. Je toque à plusieurs reprises avant que la porte s’ouvre. Et là je découvre mon Arthur, casquette à l’envers. A côté de lui, Constantin, bandana autour du front, balance le flow (je crois que c’est comme cela qu’on dit). Les deux sont à bloc.

« Vous pouvez couper le son ? Si vous veniez au salon m’expliquer ? »

Constantin parait un peu gêné, mon fils pas du tout. « On a fait des maths pendant une heure et demie, et puis on a commencé à parler musique. Constantin a un groupe de rap. On répétait Maths’Rap :

« Si tu rap’maths frère,
Tu f’ras plaisir à ta mère,
Rap et maths sans les échecs,
Pas question d’salamalec.
Même Cédric Villani rappe,
Comme quoi les maths ça s’attrape,
T’échap’ras pas à l’addiction,
Plus d’inconnue dans l’équation. »

« Trop bien non ? » ? Pour le coup je suis restée sans voix.

Bon, soyons pragmatique : si mon fils progresse en maths, je n’ai rien contre le fait qu’il soit bon aussi en rap. A son âge, j’étais choriste d’un groupe de rock qui faisait des covers – Queen et les Stones. Je fixe les règles : un cours de maths, une session de rap. Pas question de rapper Pythagore ni de zapper Thalès. J’exige sérieux, rigueur et discipline.

Pour la deuxième leçon, curieuse, je suis rentrée de bonne heure. Ils ont terminé une série d’exercices puis ils ont branché deux micros sur le PC d’Arthur et ont repris : « Si tu rap’maths frère, tu f’ras plaisir à ta mère…» Je me suis surprise à fredonner le refrain.

Le lendemain, au brainstorming sur la fête de la boîte, j’ai proposé un set de rap avec le groupe de Constantin. L’idée a séduit. Et on s’est mis à écrire les paroles d’une chanson sur nous. Deux semaines après, le groupe nous a proposé une musique sympa. Toute l’équipe de la com’ l’a chantée sur scène. On a mis le feu ! Et le Président m’a dit en souriant « je vous rap’elle, j’ai une mission pour vous ».

Mission accomplie ! Et rap’idement.

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