Le titre-restaurant, l’avantage social des salariés de PME

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L’étude réalisée en juin 2015 par Alternatives Economiques Etudes et Communication pour le compte de l’Association professionnelle des émetteurs de titres de services (APETDS) remet en perspective les dimensions économiques et sociales du titre-restaurant.

Lutter contre un salariat à deux vitesses

Sur le plan des avantages sociaux, les grandes entreprises ont toujours eu la cote. En comparaison, les PME, et plus encore les TPE, passent souvent pour les parents pauvres. Pour 78% des salariés bénéficiaires de titres-restaurant dans des entreprises de moins de 25 salariés, il s’agit bien d’un facteur de réduction des inégalités entre entreprise.

Quand on sait que la part du salaire consacrée au repas du midi peut atteindre 16% pour un salarié au SMIC, alors que dans une grande banque récemment citée dans un reportage de France 2, les employés paient moins de 3 euros par repas dans leur restaurant d’entreprise, il est clair que tout le monde n’est pas, en effet,  logé à la même enseigne.

Les écarts d’attractivité entre entreprises de tailles différentes constituent pourtant l’un des points faibles de notre économie, rappelle l’étude, alors même que les petites et moyennes entreprises pèsent d’un poids déterminant dans l’activité et l’emploi. Le titre-restaurant fait partie de l’indispensable rééquilibrage. D’après Robert Half, le titre-restaurant est du reste l’avantage social préféré des Français, devant la mutuelle et la voiture de fonction.

Le repas des salariés, un enjeu social à part entière

Depuis 1913 et le décret du 10 Juillet intitulé « Mesures générales de protection et de salubrité : repas et boisssons dans l’entreprise », l’Etat considère le repas des salariés comme un enjeu social à part entière.

Un outil gagnant pour le bien-être au travail

« (Le titre-restaurant) est un outil gagnant sur le plan social : (il) donne aux salariés qui en bénéficient les moyens de se nourrir, quels que soient leur revenu ou la taille et les moyens de l’entreprise qui les emploient. C’est un outil gagnant pour le bien-être au travail et sur le plan sanitaire, puisqu’il incite les salariés à prendre le temps de déjeuner correctement », commente Philippe Frémeaux, Directeur d’Alternatives Economiques Etudes et Communication.

Il reste du chemin à parcourir

Selon l’Observatoire Girafood, sur 16,2 millions de salariés en journée continue en 2014 :

  • 3,8 millions bénéficiaient d’une restauration collective (23,4 %)
  • 3,8 millions bénéficiaient de titres-restaurant, dont 96% dans des engtreprises de moins de 250 salariés et 78% dans des entreprises de moins de 25 salariés.

Il reste donc encore plus de la moitié des salariés à ne bénéficier ni d’un système, ni de l’autre…

Pour en savoir plus, consultez l’infographie sur la synthèse de cette étude socio-économique consacrée au titre-restaurant, réalisée au printemps 2015 par Alternatives Economiques Etudes et Communication, pour le compte de l’APETDS (Association Professionnelle des Émetteurs de Titres de Services).

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