Éloge de la sieste au travail

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Longtemps considérée en France comme une marque de paresse, la sieste permet d’améliorer la productivité. Le 18 mars dernier, c’était la journée mondiale du sommeil – une bonne occasion pour rappeler les vertus de la sieste.

« Il est de fait qu’elle facilite grandement la vie de ceux qui la pratiquent régulièrement, soit qu’elle les repose, tout simplement, soit encore, je peux en témoigner, qu’elle leur octroie, pour travailler, les extraordinaires créneaux d’efficacité intellectuelle de la nuit. »

La sieste, programmée génétiquement ?

Jacques Chirac qui préface ainsi le livre de Bruno Comby « Eloge de la sieste » aux éditions TNR, en était un fervent adepte, tout comme avant lui Winston Churchill. Le Premier Ministre britannique d’adonnait à ce rituel une heure chaque jour, quelles que soient les circonstances – mais toujours après un bon verre de whisky !

Sieste, du latin sixta, la sixième heure du jour, l’heure de midi chez les Romains. « La sieste est donc le repos, accompagné ou non de sommeil, qui suit le repas de midi », écrit Bruno Comby dans son livre. Contrairement aux idées reçues, elle n’a pas de rapport avec la digestion. « Le coup de pompe s’observe même chez des individus qui n’ont pas déjeuné. La sieste semble donc être programmée génétiquement », affirme l’auteur.

Au Japon, certaines entreprises la rendent obligatoire

Si Jacques Chirac et Winston Churchill pratiquaient la sieste pour réduire leur temps de sommeil nocturne, les vertus du repos à mi-journée ne sont plus à démontrer : « Après le déjeuner, une sieste de 20 minutes permettrait de réduire les risques d’accident de la circulation ou du travail, améliorerait la mémoire, libérerait la créativité, dissoudrait le stress, rééquilibrerait le fonctionnement du système nerveux et serait bonne pour la digestion et le cœur », relève l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) dans le guide “Bien dormir, mieux vivre”. L’Institut note : « en France, la sieste est presque taboue, alors qu’au Japon, certaines entreprises la rendent obligatoire ». Aux Etats-Unis, Apple et Google autorisent leurs employés à pratiquer la sieste.

Près de la moitié des dirigeants favorables à la sieste au travail

En France la tendance évolue également : dès 2013, une étude du cabinet Robert Half montrait que près de la moitié (47 %) des directeurs ou responsables administratifs français sont favorables à l’instauration d’une sieste de moins de 20 minutes sur le lieu de travail.

Sans aller jusqu’à créer des espaces de sieste (mais pourquoi pas ?), instaurer le rituel de la sieste dans l’entreprise permet de libérer les énergies et d’améliorer la productivité. Tout en contribuant à la qualité de vie au travail et au bien être des collaborateurs.

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