Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux au travail ?

Si le bonheur est dans le pré, il peut l’être également dans l’entreprise si l’on en croit Jean-François Thiriet, auteur d’un ouvrage sur le sujet.

“Il ne faut pas de tout pour faire un monde. Il faut du bonheur et rien d’autre”. C’est par cette citation de Paul Éluard que s’ouvre l’ouvrage consacré à la QVT de Jean-François Thiriet : “J’ai décidé d’être heureux… au travail” (Gereso Édition).

Une approche pragmatique de la qualité de vie au travail

Sous ce titre, c’est toute la question du sens du travail, de la place qu’il occupe dans la vie des êtres humains, qui est posée. Une question à la fois banale et existentielle que l’auteur décide d’aborder de manière pragmatique, avec notamment une partie consacrée à des témoignages.

Jean-François Thiriet s’appuie sur la psychologie positive, une discipline récente qui se définit comme « l’étude des conditions et des processus qui contribuent à l’épanouissement et au fonctionnement optimal des individus ». Après quelques repères sur le bonheur (définition, pourquoi est-ce plus facile d’être malheureux qu’heureux, l’argent fait-il le bonheur ?) Jean-François Thiriet analyse les raisons qui empêche d’être heureux, puis souligne l’intérêt pour les entreprises de cultiver le bonheur, avant de développer sa pratique dans la performance au travail, la prise de décision et le management.

Un livre à conseiller aux salariés français ? Ils seraient en effet une majorité à penser que le travail ne fait pas le bonheur, si l’on en croit une étude de Deloitte.

Un indicateur trimestriel du bonheur des Français

Cette perception n’est pourtant démontrée que par 5 % des études scientifiques sur le sujet, selon la Fabrique Spinoza. Le Think tank du bonheur citoyen a identifié 12 déterminants du bien être au travail :

  1. cadre de vie,
  2. management,
  3. organisation du travail,
  4. gouvernance,
  5. relations humaines,
  6. rémunérations et avantages,
  7. relation à la vie privée,
  8. nature du travail,
  9. relation au temps,
  10. éthique et valeurs,
  11. formations et perspectives,
  12. sécurité de l’emploi.

Ces 12 déterminants se rapportent à trois facettes du bien-être : hédonique, cognitif et aspirationnel.
Plus largement, la Fabrique Spinoza vient de lancer l’ITBF (Indicateur trimestriel du bonheur français) : réalisé à partir de 48 critères qualitatifs proposés à un panel de plus de 1 000 Français, cet indicateur complémentaire « se concentre non pas sur la production ou l’emploi, qui peuvent être seulement une partie des aspirations individuelles, mais sur l’aspiration au bonheur ». Un PIB du bonheur, en quelque sorte…

L’auteur
D’abord infirmier D.E. en psychologie médicale, Jean-François Thiriet accompagne les organisations par du coaching, de la méditation et les outils de l’intelligence collective. Il est également l’auteur de “Se préparer à résoudre un conflit” (Gereso Édition).

“J’ai décidé d’être heureux… au travail. Comment réconcilier bonheur et travail” Gereso Édition, 183 pages, 18,05 euros, 13,99 euros pour la version numérique.

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