Comme à Buenos Aires avec le Foyer Rémois

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Premier restaurant argentin à Reims, Che Diego accueille l’équipe RH du Foyer Rémois, l’acteur historique de l’habitat social dans la capitale champenoise. L’occasion de déguster de savoureuses viandes… tout en devisant sur les bienfaits d’une nourriture végétarienne !

Champagne d’entrée ! Le restaurateur Christophe Anquetil, qui fête ce jour les six mois de son établissement Che Diego, le premier à proposer une cuisine argentine à Reims, nous accueille dignement. En n’oubliant pas de nous proposer de goûter l’équivalent brésilien du vin effervescent : le Miolo. Un choix effectivement intéressant, votre serviteur peut en attester.

La tablée, juchée sur des tabourets, est très féminine… et très RH. Il y a là Fabienne Sabatier, DRH du Foyer Rémois, jamais à cours d’anecdotes sur l’histoire de cet acteur historique du logement social à Reims, né en 1912 à l’initiative du patronat local soucieux de procurer à ses travailleurs des logements décents et proches de ses usines. « C’est ainsi qu’est née la Cité-jardin du chemin vert, qui proposait des maisons avec des espaces verts, autour d’une église et d’une école construites pour l’occasion. Aujourd’hui encore ce lieu est très recherché, et nous devons gérer des listes d’attente importantes ».

L’habitat social, une bonne idée à redécouvrir

Il faut dire que Reims est atypique, avec ses 42% de logements sociaux dans le parc de la ville, bien au-dessus des 20% légaux. « C’est qu’au sortir de la 1ère guerre mondiale, il ne restait plus que 60 maisons debout. Il a bien fallu trouver des solutions. D’ailleurs, précise-t-elle, à l’époque, l’habitat social représentait un tel progrès que les plus grands architectes y sont allés de leurs programmes ».

Les premières assiettes arrivent. Viande argentine pour Arrnaud Gomes, le responsable commercial d’Edenred et moi-même. Et poissons ou gambas pour ces dames. « Je ne mange pas de viande » confie Virginie Grisilin, l’assistante RH chargée plus particulièrement du recrutement. « Et je ne m’en porte pas plus mal » moque-t-elle ses voisins adaptes du régime carné. « D’ailleurs, il y a de nombreuses religions et cultures dans le monde qui ont des pratiques végétariennes. Sans entraîner de carences particulières, car on trouve des protéines ailleurs ». Certes ! Il n’empêche que Virginie doit faire face, chez elle, à l’appétit des siens pour de bons steaks, reconnaît-elle en souriant.

Laisse… béton !

Sylviane Villain, responsable paie adjointe à la DRH, n’en est pas encore là avec sa fille. Elle regarde, rêveuse, un client quitter le restaurant en tenant un chat… en laisse, se demandant s’il n’y aurait pas là une solution pratique pour ne pas perdre sa progéniture, lorsqu’elles se promènent dans la foule. En face d’elle, Nelly Barras, chargée de la paie à la RH, n’a pas l’air convaincue. Et je m’interroge : si on met les enfants en laisse au plus jeune âge, quand leur enlèvera-t-on ?

Les avis sont partagés sur la question, certaines – que je ne dénoncerais pas ici au regard des évolutions législatives récentes, semblant continuer de penser qu’une bonne fessée, de temps en temps, gardait des vertus éducatives…

Voilà en tous cas, qui nécessite quelques douceurs pour terminer le repas. Nous tombons bien, car depuis quelques semaines, la maman du serveur argentin de Che Diego a décidé de profiter de ses vacances pour se mettre aux fourneaux et concocter quelques desserts façon Buenos Aires. Nous goutons donc un boudin de pan argentino, dont je ne parlerai pas à mon diététicien favori, de peur qu’il m’interdise de me rendre à mes prochains « J’irai Déjeuner Avec Vous ! » En attendant d’éventuels remords, le gâteau est délicieux et conclut admirablement le voyage gastronomique. Pari gagné pour le nouveau restaurateur, que nous quittons en lui souhaitant, par avance, de nombreux anniversaires à fêter !

Restaurant Che Diego : 2 Boulevard Jules César, 51100 Reims – Réservations : 03 26 07 83 51

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