Au Victor Hugo avec KLB GROUP, gastronomie et efficacité

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« J’irai déjeuner avec vous » vient flâner sur les bords de Marne, à la rencontre de l’équipe de KLB Group au Victor Hugo, un restaurant traditionnel de Neuilly-Plaisance. Un repas raffiné… mais minuté. Mes interlocutrices gèrent attentivement leur agenda, y compris le vendredi après-midi.

Par François Jeanne, reporter pour Manager Attitude

Vendredi 26 septembre, 12h45 : l’automne démarre en douceur sur les bords de la Marne. Un cadre bucolique, et un restaurant aux ambitions gastronomiques affichées : le Victor Hugo à Neuilly-Plaisance, une quinzaine de kilomètres à l’Est de Paris, pour ce nouveau reportage de la rubrique J’irai Déjeuner Chez Vous.

Julie Garnier, DRH de KLB Group, mais aussi deux collaboratrices de l’entreprise, Kathlène Chambeau et Sandra Métaut, chargées de recrutement Operational Projects, ainsi qu’Audrey Boulanger d’Edenred : seul avec ces quatre jeunes femmes, me voilà particulièrement bien entouré.

La conversation est déjà animée lorsque nous prenons les commandes depuis une carte alléchante, composée uniquement avec des produits frais venus directement de Rungis où l’époux de la restauratrice tient une brasserie. Nous n’avons que l’embarras du choix : millefeuilles de légumes, pintade fermière et sa sauce forestière composée d’agrumes et sorbet rouge… De beaux classiques de la cuisine française,  mais aussi des fantaisies autour du mariage sucré/salé : purée de patate douce, magret au miel.

Dématérialisation tous azimuths

Loin de ces roboratives perspectives, pendant que la cuisine s’affaire, Julie Garnier  revient sur le sujet du jour : la dématérialisation. Car chez KLB Group, la dématérialisation ne s’arrête pas à la carte Ticket Restaurant® – laquelle s’est effectuée à la fin de l’été avec un très bon taux d’acceptation des salariés. Parmi ses autres aspects, celle des bulletins de paye figure en bonne position. Mais en l’espèce elle attendra encore quelques mois, car le taux de collaborateurs convaincus est encore insuffisant aux yeux de la DRH. Julie Garnier est en effet convaincue que l’acceptation par les salariés constitue un élément essentiel du succès de ce nouveau changement.

Dans cette entreprise créée en 1995, spécialisée en implémentation de projets, la qualité de vie au travail mobilise toutes les attentions. Le temps de transport et ses modalités par exemple. Sandra Métaut évoque l’un de ses collègues, qui vient en vélo depuis le Val d’Oise tous les jours où la météo le permet. Elle-même s’est organisée pour, chaque soir ou presque, accomplir une demi-heure de marche sur le chemin du retour à son domicile parisien. Pour sa part, Kathlène Chambeau vient en voiture. C’est le plus commode car quand on réside en banlieue sud-est, les solutions pour rallier Neuilly-Plaisance en transports en commun ne sont pas légion… ni particulièrement pratiques.

Desserts et souvenirs

La conversation glisse naturellement sur les radars, les amendes pour stationnement… et les mises en fourrière. Audrey Boulanger, qui nous a expliqué que le secret de sa forme, c’était de courir tout le temps, symboliquement le matin et le soir pour gérer ses enfants, mais aussi très concrètement en préparant la couse à pied La Parisienne avec quelques collègues, nous fait bien rire avec le récit de sa première et unique expérience d’enlèvement de sa voiture : « j’étais tellement à cent lieues d’imaginer que cela puisse arriver, que j’ai mis un temps fou à me rendre à l’évidence ! ».

Les plats arrivent et le silence se fait, coupé seulement d’exclamations sur l’esthétique des dressages et la réussite des mariages sucré-salé. Comme souvent avec des français(es) à table, la conversation s’oriente alors vers la gastronomie… ou presque. Car Audrey Boulanger, décidément très en verve, décide de nous raconter la manière dont avec ses collègues, elle a vécu le passage à la carte Ticket Restaurant®. « Quand nous avons lancé l’offre, après le décret autorisant cette dématérialisation en avril dernier, nous sommes allés en binôme porter la bonne parole auprès de nos affiliés. Pour ma part, j’ai hérité d’une rue du 9ème arrondissement de Paris, que j’ai passé tout après-midi à arpenter. Restaurateurs et commerçants étaient tellement gentils que je n’avais pas le cœur à refuser lorsqu’ils me proposaient de goûter à leurs spécialités. Du coup, entre les kebabs, les crêpes et les pâtisseries portugaises, ça n’a pas été la journée la plus diététique de la semaine ! »

Connectées, forcément connectées

La carte des desserts arrive, en même temps qu’un message sur le portable des deux chargées de recrutement. Un contrat vient de se signer, il va falloir trouver rapidement des collaborateurs à faire monter sur le projet.

Je les questionne alors sur leur gestion des plannings, mais aussi sur leur utilisation des moyens de communication. Les téléphones portables paraissent jouer un rôle clé dans le mode de fonctionnement. « Ils sont indispensables pour joindre rapidement les profils pressentis, à condition que tout le monde joue le jeu et réponde rapidement ». Mais justement, m’interroge-je, « j’ai constaté que dans votre génération, les messages vocaux étaient peu écoutés par leurs destinataires, qui préfèrent rappeler l’appelant pour lui demander ce qui a justifié son appel ». Sandra me le confirme, en souriant… mais sans ménagement pour notre différence d’âge. Décidément, il faudrait que je me mette à la page…

Et il faudra aussi que je m’y fasse : je ne sais pas si les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus, mais les deux sexes n’ont assurément pas le même comportement au restaurant. Certes, les desserts ont été espérés, dégustés et appréciés. Mais à 14h15, tout le monde est sur le départ, avec des rendez-vous à honorer. Pas de temps à perdre autour d’un café ! Le déjeuner est certes un excellent moment à passer, mais il y a tant d’autres choses à glisser dans l’agenda. Il faudrait que j’en reparle avec Sandra… mais j’ai bien compris : cela ne servirait à rien de lui laisser un message sur son portable.

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