Le reverse mentoring a la cote

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En 1999, Jack Welch, à l’époque PDG de General Electric, demanda à un des ses jeunes employés de lui apprendre à se servir d’Internet. Le résultat fut si concluant qu’il invita 500 de ses cadres à faire autant. Grâce à ce reverse mentoring Jack Welch est devenu l’un des hommes d’affaires les plus actifs sur les réseaux sociaux, avec plus d’1,3 million d’abonnés sur Twitter !

Le reverse mentoring : former les décideurs aux outils d’aujourd’hui

Le reverse mentoring (mentorat inversé) se développe dans les grandes entreprises, à l’image d’Orange : chaque membre du comité exécutif s’est vu attribué un jeune mentor pour le former aux nouvelles technologies et tout particulièrement aux réseaux sociaux. AXA a lancé un projet de reverse mentoring pour former 1 500 managers aux mêmes bonnes pratiques, en sélectionnant 130 jeunes mentors volontaires et bénévoles.
Le reverse mentoring, c’est partager le savoir de ces jeunes générations Y et Z qui sont nées avec un smartphone dans la main et maîtrisent quasi instinctivement des outils de social selling devenus incontournables.

Repérer les jeunes talents

Et tout le monde y trouve son compte : l’entreprise met au niveau requis ses cadres supérieurs, qui y gagnent aussi en employabilité personnelle. Et elle valorise ses jeunes recrues en leur confiant des responsabilités, et en leur donnant l’opportunité de fréquenter le top management. Au passage, avec le reverse mentoring l’occasion est belle de repérer les talents…
Encore faut-il que les règles du jeu soient bien claires et que des relations de confiance soient établies. Ce qui suppose, côté jeunes, une bonne dose de patience, et côté managers… un brin d’humilité !

Gagner quelques mois en quelques heures grâce au reverse mentoring

Le reverse mentoring fonctionne si bien que certains en font un métier. C’est le cas de Whyers, une société qui met en relation des chefs de projets de grands groupes et des experts de start-ups. Ces derniers leur proposent une expertise sur un point précis. « Cela n’a rien à voir avec l’approche du consultant qui apporte une solution à un problème posé, explique Julien Masson, fondateur de Whyers. L’expert de la start up vient partager son expérience, son vécu, expliquer comment il a réussi à déverrouiller certains problèmes. En trois ou quatre heures, il peut faire gagner plusieurs mois au chef de projet. » Une nouvelle forme de coaching, à encourager.

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