« J’ai parfois des surprises à la caisse du supermarché »

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Christine Vigneres, vous êtes assistante comptable chez Easyteam, c’est bien cela ?

Oui, et ce depuis 24 ans. Je suis toujours restée à l’agence de Toulouse.

D’où votre accent toulousain…

Sauf que je suis Gersoise, en fait ! (sourires)

Expliquez-nous en quoi consiste votre travail au sein de ce service ?

Mon rôle est de suivre toute la comptabilité fournisseurs, les achats, les frais généraux. Je m’occupe également de la comptabilité client, de la saisie des opérations de banque, côté encaissements et côte sorties. Et puis je fais un peu de facturation clients, pour la partie formation de notre activité.

J’ai également à gérer la vie de l’agence toulousaine, donc tout ce qui ressort de l’accueil, de l’ouverture du courrier, de l’arrosage des plantes et jusqu’aux commandes de fournitures de bureau.

Le midi, vous faites partie des personnes qui utilisent la salle commune. Comment cela se passe-t-il concrètement ? Vous achetez des plats tout faits ? Ou vous les avez préparés avant ?

En fait, j’apporte une partie du repas préparé la veille à mon domicile.

Dans ce cadre, à quoi vous servent les Tickets Restaurant® ?

Je les utilise lorsque je fais mes courses dans les magasins alimentaires.

En tant qu’utilisatrice tickets papier, vous arrive-t-il, dans les magasins où vous vous rendez, de vous voir opposer la limite des 19 euros quotidiens, comme la loi l’exige ?

Pas de façon directe en fait. Mais en pratique, la fourniture de tickets est limitée à deux unités, parfois moins. Trois dans des cas extrêmement rare.

En revanche, la partie éligible au paiement – c’est-à-dire l’alimentaire – est bien détaillée sur le ticket de caisse, et c’est cela qui détermine la limite de mon paiement avec les titres restaurant. Du coup, parfois, si je n’ai que 7 euros d’achats alimentaires par exemple, je ne peux même pas donner un ticket.

Par ailleurs, nous ne savons pas toujours quelle partie de nos achats sera effectivement éligible. Ce qui fait qu’à la caisse, c’est parfois la surprise (*)…

Dans le cas que vous évoquez, la Carte Ticket Restaurant®, avec la possibilité offerte de payer au centime d’euros près, ne serait-elle pas un avantage ?

C’est à voir. Je ne me pose pas la question aujourd’hui car j’ai toujours eu la possibilité d’utiliser tous mes tickets papier, au terme d’un exercice. Donc je n’ai pas le sentiment de perdre quelque chose si je ne peux pas payer certains achats avec, puisque j’ai toujours le moyen de les dépenser plus tard.

Merci, et bon appétit !

(*) NDLR : Les enseignes de la Grande Distribution française ont clarifié, en collaboration avec le CTR, la liste des produits alimentaires éligibles au paiement par les titres restaurants. Néanmoins, des différences peuvent subsister entre les chaînes, ce qui explique les « surprises » évoquées ici.

9 commentaires

  • Bonjour,

    Je souhaite apporter ma pierre a l’édifice et je pense que cela va rejoindre l’avis de pas mal de personne : le système de ticket restaurant par carte de payement et la nouvelle politique d’acceptation des titre autour est une plaie.

    Je m’explique sur la politique d’acceptation : je travail sur un site détaché (chez un « client ») et ayant une pause d’une heure le midi, je ne peux donc pas manger au restaurant (a moins d’aller au fast-food tous les midis, merci ma santé). Je me prépare donc mes plats (car les plats tout prêt, merci ma santé encore), et bien maintenant c’est la galère car a part les fruits et légumes, impossible de savoir ce qui est pris en charge ou pas. Le personnel des magasins ne sait en général pas et les enseignes ne communiquent pas vraiment dessus. Donc, si on veut épuiser les titres cela sous-entend aller faire les courses 3 fois par semaines, merci la simplicité (surtout en milieu rural).

    Le seul coté un peu sympa des tickets papier a disparu : quand j’en avais un peu trop, nous allions au resto avec ma compagne. Sauf qu’avec la limite des 19€ par jour de la carte, ca n’est plus possible. Donc l’argent s’accumule sur un compte que je peux faire rematérialiser de temps en temps… dans une certaine limite et pas a ma demande !!! Donc le problème reste le meme.

    L’argent « donné » par l’employeur au titre de la défiscalisation des tickets restaurant, je préférerai payer des taxes dessus et l’avoir dans ma poche.

  • Je reviens à l’instant d’un carrefour à Paris et je constate et l’arbitraire et l’opacité du système; après avoir remplis mon sac de plats cuisinés et de fruits la moitié a été refusé sans explication ni fil logique .
    Il faut avoir la santé et le temps de restituer chaque article un à un jusqu’à un compte juste. Le commerçant argue de la file des clients qui attendent à la caisse et qui hurlent. Je commence à être habitué, mais il est difficile de se faire une idée, car il y a une heure, un client excédé m’a payé les boîtes de poisson CARREFOUR » qui étaient refusées!

  • Bonjour la difficulté à l’utilisation est que pas une seule enseigne ne s’est accordée sur les produits éligibles. l’impossibilité de fournir une liste telechargeable .
    de plus le décret précise des aliments directement consommables ou pas.
    or je suis végétarien et les olives ne passent pas. Les amandes non plus alors que ce sont des produits directement consommables. alors pourquoi ces choix arbitraires. .?

    • Bonjour,
      Merci pour votre commentaire.
      Dans l’objectif que la loi qui encadre les titres-restaurant et leur usage soit mieux respectée, l’Etat a mis en place un contrôle à l’article dans la grande distribution : http://bit.ly/2gs0OtI
      Nous regrettons de ne pouvoir vous donner une liste des aliments : celle-ci est laissée à la discrétion des commerçants, ce qui explique ces disparités.
      Cordialement.

        • Bonjour,

          Merci pour votre commentaire. Le contrôle de l’Etat est détaillé dans le 3ème paragraphe nommé « Principales restrictions d’utilisation ». Pour en savoir plus sur ces restrictions, il vous suffit de consulter les articles correspondants cités en bas de page.

          Par exemple, si vous souhaitez plus d’information sur ce passage : « Le salarié ne peut utiliser les titres-restaurant en sa possession que pour régler la consommation d’un repas (10) ou un achat de préparations alimentaires assurant au salarié une alimentation variée (11) », il faudra consulter les articles suivants : Article R 3262-4 du Code du Travail (10) et Article R 3262-4 du Code du Travail (11).

          J’espère que ma réponse vous sera utile.
          Bonne journée, cordialement.

  • Bonjour ,la question est simple ,j’aimerai avoir une réponse simple.
    Puis-acheter une ou deux bouteille de vin en supermarché ? J’ai envie de faire une blanquette de veau ou un boeuf Bourguignon .
    Je pense que c’est simple …..mais dans notre beau pays quand compliqué …..on si connait.
    Merci

  • Bonjour Didier,

    A la demande de la Commission Nationale des Titres-Restaurant, le secteur de la Grande Distribution met en place, des contrôles en caisse portant sur l’éligibilité des produits que vous réglez en titre-restaurant.

    Ces contrôles permettent d’identifier si les produits achetés correspondent aux catégories de produits éligibles.

    Vous pouvez donc, grâce à vos titres Ticket restaurant®, régler en caisse les fruits et légumes, les produits laitiers ainsi que les préparations alimentaires.

    Il appartient à chaque enseigne de déterminer précisément la liste des articles admissibles avec un paiement par titre Ticket Restaurant®.

    En espérant que cela répond à votre question,
    Très bonne journée,

  • Bonjour,
    Chaque enseigne fait vraiment ce qu’elle veut :
    Pain de mie 7 cereales harris eligible chez carrefour et intermarche pas chez auchan
    Eau minerale courmayeur ou vittel eligible chez carrefour pas chez auchan
    Surgeles legumes pomme de terre et yaourts au fruit passent partout mais pas la crème fraiche (produit laitier pourtant)
    Carrefour et auchan imposent que la totalité du ticket finance des produits eligibles mais pas mon magasin intermarché, là un seul produit suffit, pour le reste du ticket je peux passer crème fraiche et pate à tartiner bio non eligible et même les condiments, mais je n’ai jamais essayé de passer du non alimentaire
    Perso je n’utilise que 50% de mes tickets le reste je les revends moitié prix à une amie (ce qu’ils m’ont coutés, mais je crois que n’est pas légal)
    Mais que les enseignes respectent la loi, et que la loi soit plus claire: par exemple c’est quoi un produit directement consommable ? Pour certain du pain de mie ou de l’eau ça l’est, pas pour d’autres, et pourquoi certaines marques passent et pas d’autres pour un même produit?
    L’urssaf a durci le système à cause des millions de perdus en cotisations, mais sait-on l’impact négatif sur la santé publique d’inciter à consommer de préfèrence de la mal-bouffe (sandwichs et plats préparés industriels et hamburgers divers de chez M. Ou Q.)

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