Le mobility manager trace sa route dans l’entreprise

mobility-manager-france

La mobilité change, les flottes d’entreprise aussi. Et les gestionnaires de flotte d’hier se muent en mobility managers. Une révolution qui porte aussi bien sur les moyens de déplacement que sur les services offerts aux collaborateurs.

Le gestionnaire de flotte traditionnel, comptable des deniers de l’entreprise pour optimiser le TCO du parc, et metteur en œuvre de la car policy, a-t-il vécu ? C’est déjà le cas dans plusieurs grandes entreprises, où la fonction se transforme et des « mobility managers » ont fait leur apparition.

Le changement n’est pas que sémantique : il répond à des modifications profondes du rôle de ces managers :

Mobility manager et mise en œuvre des politiques RSE

Les choix de motorisation – thermique, électrique, hybride – jouent un rôle important dans le bilan carbone de l’entreprise. Le mobility manager est en première ligne pour conseiller le management en la matière, et appliquer les stratégies RSE.

Nouvelles modalités de déplacement

Que ce soit le vélo – éventuellement électrique, avec désormais une indemnité pour son utilisateur -, les scooters – là-aussi potentiellement électriques – voire les patinettes (!), les moyens de transport se diversifient et le mobility manager doit réfléchir à les intégrer (parkings spécifiques, bornes de recharge…) dans l’ensemble de la palette des moyens mis à disposition des collaborateurs pour se déplacer.

Nouveaux comportements des collaborateurs

Les générations Y en particulier, sont plus attachées à la valeur d’usage qu’à la propriété. Justement, de nouveaux services apparaissent, proposés par les loueurs longue durée. Auto-partage, cartes d’accès à l’ensemble des moyens de transports disponibles… La mise en place de ces solutions, permet aussi d’élargir le nombre de bénéficiaires de moyens de mobilité.

Mutualisation des véhicules

La mutualisation permet aussi de transférer une partie des coûts fixes consacrés à la gestion du parc automobile de l’entreprise, vers des coûts variables indexés sur la consommation réelle des moyens de déplacement. Intéressant, lorsqu’on sait que dans les entreprises françaises les véhicules de fonction, pour utiles qu’ils soient, ne sont utilisés que… 4% du temps.

Enfin, le mobility manager se trouve au centre d’une problématique qui prend de l’ampleur, et à laquelle il doit apporter des réponses : celle de la perte de temps des cadres dans leurs déplacements professionnels ou entre leur domicile et leur bureau. Une pénitence que 70% d’entre eux citent comme la première cause de leur envie de quitter l’Ile de France… et leurs employeurs actuels.

Laisser un commentaire