Equal Pay Day®. À quand l’égalité salariale ?

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Les femmes doivent travailler trois mois de plus que les hommes pour atteindre le niveau de salaire moyen de leurs collègues masculins. Chaque année, l’Equal Pay Day®, journée de l’égalité salariale, cette année le 26 mars 2018, rappelle cette injustice.

Jeudi 8 mars 2018, journée internationale des droits des femmes, le président Emmanuel Macron affirmait vouloir lancer son plan « Name & Shame » afin de dénoncer les entreprises qui ne respectent pas la loi en matière d’égalité de traitement entre les hommes et les femmes au travail. Une prise de décision qui fait écho à la 10e édition de l’Equal Pay Day®. Une table ronde est organisée cette année, à Paris, sur le thème « L’Économie sociale et solidaire, source d’emploi pour les femmes ? ».

Encore 24 % d’écart…

Si l’on en croit les dates des précédentes éditions, les écarts de rémunération entre hommes et femmes se réduisent. Il reste néanmoins très élevé puisque proche de 24 %. Selon les statistiques de l’INSEE, datant de 2015 :

  • 30,4 % des femmes actives occupent un emploi à temps partiel contre 7,9 % pour les hommes ;
  • 14,7 % des femmes en emploi étaient cadres contre 20,5 % pour les hommes ;
  • 67,6 % des femmes en âge de travailler (de 15 à 64 ans) sont actives contre 75,5 % des hommes.

Un travail de longue haleine

Cette année, les femmes seraient donc en droit de commencer leur année professionnelle… le 26 mars ! À cette date, BPW (Business & Professional Women) organise des conférences dans différentes villes de France : Amiens, Chartres, Lyon… etc. (retrouvez le programme).

Organisée en France depuis 2009, l’Equal Pay Day® vise à dénoncer l’inégalité salariale entre les femmes et les hommes. Elle a été créée en 1988 aux États-Unis avec la « Red Purse Campaign » (campagne du sac rouge), symbole du découvert bancaire, par BPW. Cette ONG internationale œuvre depuis 1919 pour améliorer les conditions des femmes dans le monde du travail. Implantée dans une centaine de pays, elle est reconnue par l’ONU, avec un statut consultatif, et par le Conseil de l’Europe.

Outre le « Name & Shame » (dénoncer et blâmer), Emmanuel Macron a fait de l’égalité homme/femme a été désigné comme l’une des grandes causes nationales de son quinquennat. Il reste de quoi faire!

Lire aussi : L’égalité au travail a encore du chemin à faire

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