L’intrapreneuriat séduit les étudiants

L'intrapreneuriat seduit les etudiants

Parce qu’il allie sécurité du salariat et liberté d’entreprendre, l’intrapreneuriat constitue un formidable vecteur d’innovation et de responsabilisation des collaborateurs. A condition de créer les conditions de son émergence.

L’intrapreneuriat reste encore un concept flou pour les étudiants : selon une enquête Allianz France-Ifop[1], 59 % d’entre eux ne savent pas ce que c’est. En revanche, l’idée fait l’unanimité : une fois qu’ils en connaissent le sens, 95 % des étudiants en ont une bonne image. Car l’intrapreneuriat permet à des collaborateurs de mener un projet de bout en bout, sous tous ses aspects, avec une solide dose d’autonomie – cette dernière constituant une attente majeure de la génération Millennials.

Un levier d’attractivité

Il constitue donc un levier d’attractivité, et séduit 67 % des étudiants, qui affirment qu’ils seront plus sensibles, lorsqu’ils chercheront un emploi, à une entreprise qui le propose. Toujours selon l’enquête Allianz France/IFOP, 83 % des jeune interrogés estiment que « l’intrapreneuriat peut permettre aux salariés de développer leur potentiel et de progresser au sein de leur entreprise », et qu’il leur offre « l’opportunité d’entreprendre ou de développer un projet sans quitter leur emploi, dans un cadre sécurisant » (82 %).

Un levier d’innovation

L’intrapreneuriat constitue également un levier d’innovation. Il fut par exemple à la base de l’invention du Post-it chez 3M, du service de garde des animaux de La Poste et de Gmail chez Google.

L’Allianz Lab permet aux collaborateurs de bénéficier d’un aménagement de leur temps de travail et d’un accompagnement pour développer des innovations de rupture, y compris un changement de business model. La biscuiterie Poult offre à chacun de ses collaborateurs, quelles que soient leurs fonctions, la possibilité de consacrer une partie de leur temps de travail à l’innovation.

Un levier de motivation

D’après l’enquête Allianz Ifop, 71 % des étudiants estiment que l’intrapreneuriat offre « une visibilité et une reconnaissance accrue dans l’entreprise » C’est donc bien aussi un levier de valorisation et de motivation des collaborateurs. Il développe leur autonomie et leur responsabilité.

Les conditions d’émergence de l’intrapreneuriat

Encore faut-il créer les conditions pour que l’intrapreneuriat émerge et se développe. Il suppose en effet :

  • de repenser l’organisation et notamment de réduire les échelons hiérarchiques ;
  • d’accorder du temps et de donner des moyens ;
  • d’assouplir les contrôles ;
  • de mobiliser une partie du budget réservé aux projets.

Il suppose surtout de faire confiance aux collaborateurs… et d’accorder un droit à l’erreur !

Lire aussi : L’intrapreneuriat, mythes et réalités 

[1]Enquête réalisée du 5 au 11 mars 2019 auprès d’un échantillon de 1007 personnes représentatives de la population étudiante française.

Laisser un commentaire